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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE JOUR OÙ...  Nous avons couru à Royal Ascot avec Cheikeljack

Courses / 08.12.2016

LE JOUR OÙ... Nous avons couru à Royal Ascot avec Cheikeljack

 

Par Jacques Cygler

Le vendredi 17 juin restera une journée émouvante dans la vie de Jacques Cygler et sa femme. Leur représentant Cheikeljack (Myboycharlie), seul français au départ de la Commonwealth Cup (Gr1), n’a pas démérité en prenant la sixième place. Pour ce pensionnaire d’Henri-Alex Pantall, il s’agissait d’un premier essai à ce niveau, face à des chevaux très endurcis. C’est encore avec des rêves plein la tête que Jacques Cygler nous a raconté cette journée.

« Nous ne connaissions pas Royal Ascot et allions donc un peu vers l’inconnu. C’était notre première fois. Le matin, nous étions un peu stressés et anxieux. Paul Nataf, qui nous a aidés à acheter le cheval, et l’entraîneur, Henri-Alex Pantall, nous accompagnaient. Ils nous ont beaucoup aidés et nous parlaient d’autre chose pour éviter de trop angoisser. J’avais également peur de perdre ma femme dans la foule, car il y avait énormément de monde. C’est vraiment un autre univers. Nous y étions allés avec des rêves plein la tête et beaucoup d’espoir. Au final, nous avons été un peu déçus sur le plan sportif tout en ayant la satisfaction d’en avoir pris "plein la vue". C’est vrai que la sixième place de Cheikeljack nous a déçus. Mais notre objectif est d’y retourner un jour. En espérant avoir un autre cheval pour ce niveau et donc l’espoir de vivre cette journée encore plus intensément. C’était une réunion forte en émotions. Nous avons été très bien reçus. L’accueil des Britanniques est très différent du nôtre, tout comme leur vision des courses hippique. Ils vivent les courses d’une autre manière, c’est fou ! L’arrivée de la reine en "rajoute". C’est grandiose. Et à côté de ça, il y a de nombreux petits détails qui font la différence, un peu partout sur l’hippodrome. Je n’avais jamais vu autant de gens sur un parking avec leurs coffres de voitures ouverts. Ça m’a rappelé les pique-niques dans le bois de Boulogne. C’est un autre monde, très convivial et chaleureux. L’élégance était bien entendu au rendez-vous. Les femmes portent des chapeaux et les hommes sont très bien habillés, même si certains sont "à la cool". Nous avons vraiment ressenti une énorme chaleur humaine. Malgré le stress de la course, l’ambiance à l’hippodrome était très sympathique, nous avons eu l’impression d’assister à une grande kermesse. Cette journée nous a fait rêver du début à la fin. Je n’ose pas imaginer ce que cela aurait pu être si nous avions passé le poteau en tête. Je pense que les courses sont faites de chance. Il y a bien sûr l’entraîneur qui compte beaucoup, le cheval et le jockey aussi mais il faut avoir du "bol" quand même. Nous ne regrettons absolument rien et serions ravis d’y retourner un jour. »