Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE JOUR OÙ…  J’ai gagné le Grand Prix de Saint-Cloud avec Silverwave

Courses / 13.12.2016

LE JOUR OÙ… J’ai gagné le Grand Prix de Saint-Cloud avec Silverwave

 

Par Jean-Jacques Taieb

Jean-Jacques Taieb est le manager de l’écurie Hspirit, l’entité hippique de son ami d’enfance Jean-Michel Hégésippe. Grâce à Silverwave (Silver Frost), Hspirit a décroché son premier Gr1 le 3 juillet 2016, dans le Grand Prix de Saint-Cloud.

« Je suis quelqu’un de matinal parce que je prévois toujours de faire un footing le matin. En règle générale, je suis debout entre 7 heures et 7 h 30, je prends un café, une douche et après je vais travailler. Le dimanche, je me repose ou je vais aux courses… Il m’arrive parfois d’arriver un peu en avance sur le champ de courses pour y déjeuner. Mais ce 3 juillet, on peut dire que je n’ai pas vraiment déjeuné. Il y avait un peu de tension et on est concentré sur la journée.

Pour être franc, j’étais curieusement très confiant. Lorsque j’ai dit cela à mon entourage, ils m’ont ri au nez ; mais Silvervawe (Silver Frost) avait tellement bien travaillé que j’étais optimiste !

Pour l’anecdote, Pascal Bary était accoudé au pesage avec Didier Prod’homme. Lorsqu’il m’a vu, il m’a dit "Ça va, Jean-Jacques ?", avec un petit sourire en coin. Je lui ai répondu que j’allais très bien et que je n’envisageais pas la défaite aujourd’hui. Didier Prod’homme a souri, comme Pascal.

Je prends tout à cœur, avec beaucoup de passion. Souvent, avant les courses, on est un peu "sur le gaz", mais avant la course, ce jour-là, j’étais cool. Sans trop savoir pourquoi. Parfois on ressent des choses.

Durant le parcours, j’étais assez serein parce que le cheval avait une belle action. Il avait une bonne roue à l’extérieur avec Garlingari et le jockey l’a préservé. Lorsqu’il a accéléré à 200m du poteau, il a pris l’avantage facilement et je savais que cela allait bien se passer. Je craignais un peu Vazirabad, mais il était trop loin pour revenir et One Foot In Heaven n’avait pas les coudées franches dans la ligne droite. Cette victoire a été une grande émotion.

C’était un Gr1 et avant le coup, il n’était pas évident de le gagner, car il y avait de bons chevaux au départ. C’est fabuleux pour une écurie comme la nôtre qui est relativement jeune et qui possède un petit effectif. Rien n’est acquis, même si des investissements ont été réalisés. Les années 2015 et 2016 ont été bonnes. J’espère que cela continuera.

Jean Michel Hégésippe n’était pas présent sur l’hippodrome et il a regardé la course à la télévision. C’est la première personne avec laquelle j’ai conversé après la course. Je ne saurais vous dire qui a appelé l’autre !

J’ai reçu beaucoup de messages de personnes qui suivent l’écurie, des amis, des copains, des relations qui m’ont félicité… Il devait y avoir une bonne vingtaine de personnes. Le célèbre Sydney est un supporter de l’écurie, il était très content après la course. Lors de la remise des prix, je l’ai appelé pour qu’il monte sur le podium avec tout l’entourage. J’ai reçu une petite statuette en cadeau que je lui ai offerte. Par le passé, il a offert des gants de boxe à monsieur Wildenstein ; je trouvais que c’était un clin d’œil sympa.

Je n’ai pas particulièrement fêté la victoire le soir du Grand Prix de Saint-Cloud, mon associé n’étant pas à Paris. J’ai juste fêté la victoire sur le champ de courses avec des amis. »