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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE JOUR OÙ...  J’ai gagné le Maurice de Gheest avec Signs of Blessing

Courses / 07.12.2016

LE JOUR OÙ... J’ai gagné le Maurice de Gheest avec Signs of Blessing

 

Par Tony Forde

Le 7 août, à Deauville, Signs of Blessing (Invincible Spirit) n’a pas fait dans la demi-mesure, s’imposant de bout en bout et de plus d’une longueur dans le LARC Prix Maurice de Gheest (Gr1). Tony Forde, l’un des copropriétaires du cheval avec Isabelle Corbani et Ahmed Mouknass, nous a raconté comment il a vécu cette journée...

« Nous étions arrivés à Deauville le vendredi qui précède la course. Le dimanche matin, nous n’avons rien fait de particulier, hormis aller voir le cheval aux écuries. Le Prix Maurice de Gheest se dispute sur 1.300m et c’est une distance trop courte pour moi ! Il y a plus d’un an de travail autour du cheval qui doit se concrétiser en à peine une minute… Je suis très émotif et tendu de nature. Alors les trois heures qui précèdent l’épreuve, je suis vraiment mal. Ensuite, pendant la course, je reste plutôt normal. Et après, une fois le poteau franchi, c’est l’explosion si cela s’est bien passé ! Sinon, je suis plutôt bon perdant et je sais que nous avons affaire à des animaux et que rien n’est écrit d’avance. Je vais rarement voir les courses dans les tribunes, car je n’ai pas une bonne vue. Ma casaque est bien visible, jaune et bleue, aux couleurs des Canaries, mais Signs of Blessing est sous les couleurs de madame Corbani et je la repère moins bien. Alors, comme je le fais souvent, j’ai suivi la course de Signs of Blessing dans le rond. Dans l’entourage du cheval, on s’éparpille un peu et chacun regarde la course où il le souhaite. Moi, à Chantilly, Deauville et même Ascot, je regarde les courses au rond. Il y a souvent un bel écran. Comme je suis émotif, après la course, j’explose assez fort. Je suis dans tous mes états. C’est déjà assez difficile de gagner une course, même un réclamer, alors un Gr1... C’était notre deuxième victoire au plus haut niveau, après celle de Lucayan (Turtle Bowl) dans la Poule d’Essai des Poulains. Et encore, on nous en a enlevé une avec Liliside (American Post) et j’étais assez déçu. Je suis superstitieux, mais pas sur tout. Par exemple, Signs of Blessing avait couru pour la première fois sous les couleurs de madame Corbani à Ascot et c’était normal : son mari et elle vivent à Londres. Le cheval a couru sous les mêmes couleurs à Deauville, mais pas vraiment par superstition. Pour moi, c’est avant tout le cheval qui fait la différence. Ce n’est pas une question de porter telle ou telle couleur. Je suis aussi quelqu’un d’assez festif. Le soir, pour fêter cette victoire, nous avions réservé une table aux Ammonites et nous avons passé la soirée avec toute l’équipe qui entoure Signs of Blessing. »

Et maintenant Hongkong !

Tony Forde et l’équipe de Signs of Blessing vont maintenant se retrouver à Hongkong, où le cheval est candidat au Hong Kong Sprint (Gr1), dimanche. « Ce sera une histoire de corde, explique Tony Forde. Nous espérons un petit numéro avec lui. François a travaillé le cheval avec tournant et il était satisfait. »