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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Ces trotteurs qui investissent le galop

Courses / 14.12.2016

Ces trotteurs qui investissent le galop

Cette victoire d’un pensionnaire de Louis Baudron dans le Prix de l’Amirauté s’inscrit dans une tendance actuelle qui voit certains acteurs du monde du trot investir l’univers du galop, en tant qu’éleveur, propriétaire ou entraîneur. Louis Baudron s’est par ailleurs imposé à Auteuil cette année et il s’est aussi distingué en tant que vendeur chez Tattersalls Ireland lors de la vente de Cheltenham. Cette polyvalence est presque une tradition familiale, comme en atteste la réussite de Jean-Pierre, Jean-Étienne et Jean-Philippe Dubois, mais aussi celle de Jean Baudron. D’ailleurs, Triple Threat (Monsun) et Morandi (Holy Roman Emperor) ont intégré le haras du Mont Goubert pour la saison de monte 2017 avec le soutien de Louis Baudron et Jean-Pierre Dubois.

On remarque aussi la présence, sur les programmes de course au galop, de Pascal Berthou (Écurie Smart), Jacques Bruneau, Jean-Michel Bazire, Sébastien Guarato, Maxime Bézier, Franck Leblanc, Sylvain Roger, Joël Hallais… On se souvient aussi de la victoire d’Iclan de Molières (Chef de Clan) dans le Grand Cross de Cross de Craon, sous les couleurs de Jean-Baptiste Bossuet.

En décembre, chez Arqana, le courtier Victor Langlais a été actif, après avoir acheté chez Tattersalls et Goffs cette année. Il nous a expliqué : « Je pense avoir une bonne place dans le milieu du trot. Je suis en contact avec des personnes ayant une activité au trot et au galop, comme la famille Dubois, Louis Baudron ou Hugues Rousseau. J’avais cette envie d’ouverture. Le marché du trotteur souffre un peu. Il est assez sclérosé, très français. On y fait face à un peu de surproduction et il n’y a pas assez de clients en France pour étayer l’offre. À part sur le très haut de gamme, le marché est en souffrance (…) Lorsqu’il s’agit d’aller chercher de nouveaux clients, qui ne connaissent pas les courses, je suis plus en confiance en leur proposant une jument pur-sang que trotteuse. Il y a plus de réactivité et de possibilités, plus d’opportunités et aussi plus de glamour. Lorsque vous gagnez une petite course le jour d’un Prix de Diane, c’est magnifique. À Vincennes, hors Prix d’Amérique, c’est désertique et vous pouvez vous retrouver un peu seul à sauter dans les tribunes… » Lors de cette même vente de décembre, un autre investisseur venu du trot, Rémi Boucret, s’est montré actif en achetant des juments. Il est par ailleurs l’éleveur de l’étalon Very Nice Name (Whipper).