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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

À l’Assemblée générale des éleveurs du Sud-Ouest

Élevage / 23.01.2017

À l’Assemblée générale des éleveurs du Sud-Ouest

Samedi, le Syndicat des éleveurs de chevaux de sang du Sud-Ouest (Ecsso) tenait son Assemblée générale à Pau, avant que des trophées ne soient décernés aux meilleurs éleveurs de l’année 2016. Yves Fremiot, qui préside le syndicat, a remercié Loïc Malivet, président de la Fédération des éleveurs de galop, pour sa présence, tout en déplorant l’absence de dirigeants parisiens. Dans un contexte difficile, il a souligné l’importance de l’union.

Loïc Malivet, dont nous retranscrivons ici le discours, a lui aussi mis l’accent sur la solidarité, dans une année riche en défis à relever.

« L’année 2016 aura été une année importante, et la Fédération des éleveurs a été présente et active sur tous les rendez-vous d’importance. Je citerai quelques exemples. Les sociétés-mères ont eu deux rendez-vous au Sénat, dans le but d’interpeller les politiques et les ministres sur la situation de la filière. La Fédération est aussi de plus en plus impliquée dans les dossiers européens et mondiaux, comme ceux de la pénurie de vaccins, du génome, du bien-être… Il faut insister sur ce dernier point : de nombreux pays perdent du public, très concerné par le bien-être du cheval. Sans doute qu’en France on ne mesure pas encore l’impact de ce sujet ! À Bruxelles nous avons aidé Jean Arthuis dans le lancement du groupe du cheval européen. Nous avons aussi innové en organisant la première matinée au haras, au haras de Saz. Cette initiative a connu un vif succès, avec 50 personnes. L’idée est de sensibiliser les politiques et les décideurs à notre activité. Nous avons voulu aussi inviter des professionnels du trot, des responsables de centres équestres, des éleveurs de chevaux de selle, et bien sûr des entraîneurs et des propriétaires. C’est une expérience à renouveler.

À France Galop, nous sommes largement intervenus, dans les Conseils du plat, de l’obstacle, au sein du Conseil d’administration et du Comité. Avec Axelle Nègre de Watrigant, nous avons largement échangé et mutualisé nos forces pour défendre nos convictions, souvent avec succès, parfois partiellement. Merci Axelle !

Parlons maintenant de 2017. Le 13 février, Constance Popineau arrivera à la Fédération pour remplacer Camille Vercken au poste de manager. L’équipe sera alors au complet pour relever de nouveaux défis. En mars, nous allons lancer un audit pour orienter notre association et répondre à vos attentes et à celles de ceux qui ne nous ont pas encore rejoints.

Nous organiserons notre deuxième matinée au haras, chez Alain Chopard, que je remercie. Nous avons besoin de vous tous pour solliciter les politiques.

À partir de janvier 2017, l’association offre l’assurance responsabilité civile aux propriétaires adhérents à la Fédération. Les accidents de Nort-sur-Erdre, Questembert, etc., nous ont rappelé à quel point c’est important.

Nous participons à un appel des acteurs de la filière équine pour un retour au taux réduit de T.V.A. Il faut faire entendre notre voix ! Je rappelle que 2017 est une grande année électorale, et que le dossier de la T.V.A. est ouvert à Bruxelles.

Quelques mots sur l’élevage. Les naissances ont augmenté chez les pur-sang et les AQPS. La France est en surproduction, comme l’Irlande. En revanche, les effectifs de chevaux à l’entraînement baissent. Il faut souligner aussi la qualité de notre élevage (illustrée notamment par l’amélioration de notre parc étalon), aussi bien en plat qu’en obstacle, et le bon niveau de nos courses.

Deux mille dix-sept est une année charnière pour tous. Après des années de baisse des enjeux et des effectifs des chevaux à l’entraînement, on peut inverser la courbe, grâce à une baisse des charges de France Galop et des enjeux qui repartent à la hausse. Cela ne pourra pas se faire sans un contrat gagnant/gagnant avec l’État, qui permettrait de gommer les disparités entre la FDJ et le PMU, ou encore de changer la fiscalité et le taux de T.V.A. Pour réussir ce défi, il faut la solidarité et l’implication de tous ! »