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Jour de Galop

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CAPE PREMIER YEARLING SALE - L’Afrique du Sud à l’heure de Frankel

Institution / Ventes - International / 19.01.2017

CAPE PREMIER YEARLING SALE - L’Afrique du Sud à l’heure de Frankel

LE CAP (ZA), SAMEDI

 

Ce samedi, Frankel devrait encore une fois faire la une des médias hippiques, avec les débuts de son premier produit entraîné en Afrique du Sud, une pouliche nommée Miss Frankel. Quelques heures plus tard, la Cape Thoroughbred Sale, la plus importante vente du pays, sera lancée. Quatre yearlings fils du champion de Juddmonte passeront sous les feux des enchères. Miss Frankel, issue de la bombe Val De Ra (Var), la meilleure jument de vitesse en Afrique du Sud pendant des années, sera la grande favorite dans une épreuve pour pouliches sur 1.000m. Une victoire ne fera que pousser les enchères sur les "Bobby".

 

Une offre de qualité. Les quatre yearlings par Frankel sont tous élevés par Klawervlei Stud, qui présente en tout 54 sujets. Samedi, leur premier lot à passer sur le ring sera le numéro 27, une femelle issue de Daffodil (Fastnet Rock), une jeune poulinière inédite de la souche d’Imperial Monarch (Galileo), lauréat du Grand Prix de Paris. Le seul mâle est le numéro 64, le premier produit de la placée de Listed Fly to the Moon (Holy Roman Emperor). Il sera suivi par le numéro 114, une autre pouliche, par Little Fastnet (Fastnet Rock), une demi-sœur du précoce et véloce Requinto (Dansili). John Koster, manager de Klawervlei Stud, a commenté a propos de cette dernière : « C’est une pouliche de grande qualité. Elle a une locomotion fantastique. » Dimanche en début de session, Klawervlei Stud présente le lot 198, encore un premier produit, issu de la gagnante Supposing (Invincible Spring).

Une réelle prise de risque. Les quatre yearlings sont tous issus de jeunes poulinières achetées chez Coolmore avant d’être saillies par Frankel. D’un point de vue commercial, présenter en Afrique du Sud des produits de Frankel peut paraître assez risqué. Compte tenu de la faiblesse de la monnaie locale, le prix de saillie de l’étalon correspond à deux millions de rand, c’est-à-dire presque l’allocation dédiée au gagnant du Sun Met, la course la plus riche du pays. Heureusement pour les acheteurs du Cap, la livre sterling a aussi chuté suite au Brexit…

Le rêve n’a pas de prix. Le pur-sang de grande classe est un produit de luxe, qui échappe aux règles économiques. Entre deux drinks, tout est possible sur le ring du Convention Centre, à côté du Waterfront, la Promenade des Anglais du Cap. Il ne faudra pas être surpris si les meilleurs sujets font monter les enchères jusqu’à des sommets difficiles à expliquer compte tenu du niveau des allocations du pays. En 2016, pas moins de 227 yearlings ont été vendus pour un chiffre d’affaires de 135,75 millions de rand et un prix moyen de 598.000, l’équivalent de 41.000 €. Trente-deux poulains ont dépassé le million (70.000 €), c’est ce qui est assez exceptionnel par rapport à l’économie réelle. Cette année, avec l’aide des yearlings par Frankel, ces records seront fort probablement battus. Dans le catalogue, on trouve des étalons européens expatriés comme Duke of Marmalade (Danzig), avec 19 produits, et Oratorio (Danehill), avec 10 sujets, mais aussi Silvano (Lomitas), le père du top price 2016 (six millions de rand, environ 326.000 €), représenté par 19 lots, et d’autres étalons très populaires comme Var (Forest Wildcat), avec 24 sujets, Captain Al (Al Mufti), avec 22 poulains, et le champion sire Dynasty (Fort Wood).