Le mot de la fin : Guinness

Autres informations / 08.01.2017

Le mot de la fin : Guinness

« Guinness is good for you ! » Tout le monde connaît ce slogan publicitaire de la plus emblématique des bières irlandaises. Nous évoquions aujourd’hui Arkle, le plus grand steeple-chaser de l’histoire, né à Ballymacoll… et grand amateur de Guinness.

Via les réseaux sociaux, un document daté du 6 mai 1965 est ressorti. Il s’agit d’un bulletin d’information à propos de la consommation de Guinness d’Arkle. Pour l’anecdote, des fans n’hésitaient pas à lui envoyer de la Guinness en cadeau ! Le champion de Tom Dreaper buvait en effet deux pintes de cette bière par jour et, en plaisantant, nombre d’observateurs estimaient que cela était à l’origine de sa domination en course. Plaisanteries… Pas tant que cela, puisque cela a mené à une réflexion sur les effets de la Guinness et donc son potentiel dopant ! Ne voulant pas courir de risques, Tom Dreaper a donc décidé de supprimer la ration journalière de Guinness du pauvre Arkle quatre jours avant une course. L’Equestrian Research Station de Newmarket a, de son côté, estimé que la Guinness avait certainement un effet sur la coordination d’un cheval et « que tout produit qui affecterait la performance d’un cheval serait considéré comme dopant. » Qu’on se rassure, Tom Dreaper rattrapait le temps perdu : « La première chose que nous lui donnons après une course est une ration supplémentaire de Guinness, pour compenser les quatre jours où il en a été privé. »

Le cas d’Arkle n’est pas une exception. En Irlande, de nombreux entraîneurs donnaient de la bière à leurs chevaux. Plus récemment, aux États-Unis, la championne Zenyatta avait elle aussi régulièrement droit à sa Guinness. Alors, la Guinness : produit dopant ou non ?