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Jour de Galop

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Pauline Prod’homme dans les pas de son père

Courses / 16.01.2017

Pauline Prod’homme dans les pas de son père

Sur les programmes de courses, deux prénoms apparaissent désormais avec le nom de Prod’homme : celui de Didier, et celui de sa fille, Pauline. Santo Spirito (Monsun) a inauguré cette nouvelle société début janvier à Deauville. Père et fille nous ont expliqué la raison de cette association, placée sous le signe de la tradition familiale.

Une alliance entre passion et profession. Après avoir fait ses classes dans les courses réservées aux cavalières amateurs, Pauline Prod’homme a pris sa licence de jockey professionnel. Elle franchit une nouvelle étape en devenant entraîneur au côté de son père. La jeune femme nous explique : « Petite, j’ai toujours voulu faire ce métier. Cette association avec mon père m’a permis de me lancer et de ne pas être lâchée seule dans le grand bain. C’est pour moi une belle opportunité et un réel avantage. Il y a dix ans, je n’avais pas vraiment prévu d’être jockey. Je montais en amateur, mais comme j’étais également salariée chez mon père, pour lequel je travaillais comme assistante, et que le Code des courses ne le permet pas, j’ai décidé de passer ma licence. »

Une histoire de famille. Pauline représente la troisième génération des Prod’homme à œuvrer dans le monde des courses. Son grand-père Maurice était un crack jockey d’obstacle avant de devenir entraîneur, puis de transmettre le flambeau à son fils, Didier. Complicité, proximité et union semblent être de rigueur dans la famille Prod’homme. Pauline raconte : «  C’est vrai que je me suis toujours baladée dans la cour. J’y ai passé énormément de temps ! J’ai toujours eu le droit d’y faire ce que je voulais. Mon père me fait confiance et vice versa. Lui s’occupe plutôt des propriétaires et des engagements. Moi je monte à cheval tous les matins, donc je suis plus en charge du travail à cheval. Mais cela fait dix ans que je monte pour mon père, donc finalement il n’y a que le nom qui change. Dans les coulisses, tout reste pareil. » Pour Didier Prod’homme, cette association ne peut être que bénéfique. Il nous a dit : « Nous fonctionnons bien ensemble. Nous nous complétons. Notre association me permet de prendre du recul sur certaines choses, pour m’ouvrir sur d’autres. Pauline a aussi un nouveau regard sur l’activité. Maintenant, c’est à elle de s’affirmer. Je ne fais que transmettre. C’est une chance et je pense que c’est un avantage ; c’est important pour elle. »

Une nouvelle manière d’entraîner. Didier Prod’homme a obtenu sa licence d’entraîneur en 1981 et s’est installé lorsque son père entraînait encore. Les deux hommes ont collaboré à plusieurs reprises avant que Maurice Prod’homme n’arrête d’entraîner. Didier Prod’homme ajoute : « Cette formule d’association est nouvelle. Quand je me suis installé en 1981, la question ne se posait pas. Cela permet à Pauline de mieux commencer, en étant dans une structure plus importante. Aujourd’hui, nous officialisons notre association, mais cela fait un moment que nous entraînons ensemble. Cette nouvelle manière d’entraîner à deux me plaît. C’est une nouvelle vision de l’entraînement et ce n’est pas plus mal. »