LA ROUTE DES ÉTALONS 2017 -  Un moteur pour l’élevage et l’ensemble des courses françaises

Autres informations / 20.01.2017

LA ROUTE DES ÉTALONS 2017 - Un moteur pour l’élevage et l’ensemble des courses françaises

LA ROUTE DES ÉTALONS 2017

Un moteur pour l’élevage et l’ensemble des courses françaises

Samedi 21 et dimanche 22 janvier, il y aura du monde sur les routes normandes. Pour la huitième année, les haras ouvriront leurs portes à l’occasion de la Route des Étalons. Mais la portée de cet événement va plus loin que la simple découverte des étalons, ayant des répercussions positives pour l’ensemble des courses françaises.

Une fréquentation en hausse. Chaque année, la fréquentation dans les haras pour la Route des Étalons est en hausse. Après une grande année 2016 pour l’élevage français, portée notamment par les exploits de chevaux made in France comme La Cressonnière (Le Havre) et Almanzor (Wootton Bassett), 2017 devrait rassembler encore plus de monde. Les éleveurs français comme étrangers devraient de nouveau répondre présents. Julian Ince, qui dirige la commission des étalonniers à la Fédération des Éleveurs du Galop, nous a dit : « La Route des Étalons est un évènement fabuleux pour les étalonniers français. De plus en plus de monde se donne rendez-vous pour ce week-end qui est désormais bien ancré dans le calendrier. Il y a notamment de plus en plus d’étrangers qui viennent : les Anglais, Irlandais, Allemands, Espagnols, en plus des Français… Il faut souligner le très bon travail du FRBC, qui va faire découvrir cette année la Route des Étalons à une quarantaine de personnes venant de République tchèque, ainsi que le travail effectué par le département propriétaire de France Galop pour cet évènement. »

Envoyer ses juments en France… Et les y laisser. Pour les étrangers, la Route des Étalons est l’occasion de rencontrer les différents reproducteurs du parc étalon français. Mais la RDE peut remplir un rôle encore plus important pour l’avenir des courses en France. En effet, en ouvrant leurs portes, les haras dévoilent aussi leur outil de travail : installations, services, etc. Pour un éleveur étranger, cela peut donner des idées… Julian Ince nous a dit : « Un certain nombre de personnes, notamment étrangères, qui viennent à la Route des Étalons, découvrent beaucoup de choses : les chevaux, les haras, mais aussi les systèmes de primes pour les propriétaires et éleveurs. Dans les haras, ils font la rencontre de professionnels qui leur expliquent tout cela. Ils apprennent et réagissent souvent de manière positive. Ils découvrent qu’il est facile de bénéficier de tout cela et, après avoir vu un haras et un étalon, ils pensent souvent à envoyer une jument et pourquoi pas à la mettre en pension sur place. » Plus d’éleveurs s’installant en France engendre plus de propriétaires incités à faire courir leurs « FR » dans l’Hexagone pour bénéficier des primes. D’où plus de chevaux à l’entraînement en France. La Route des Étalons est ainsi le début d’un cercle vertueux.

Un rendez-vous de plus en plus européen. Il est difficile de quantifier exactement le nombre de professionnels étrangers faisant le déplacement pour la Route des Étalons : beaucoup sont des habitués et font eux-mêmes les démarches nécessaires pour ce week-end. Cécile Adonias, du FRBC, nous a expliqué : « Nous communiquons dans les médias hippiques étrangers et sur les réseaux sociaux… Il y a une clientèle anglo-irlandaise notamment, mais aussi allemande, qui se déplace régulièrement pour la Route des Étalons, dont une partie par leurs propres moyens ou avec l’aide du site de la RDE. Cette année, nous aurons une quarantaine de personnes venant de République tchèque. Le rendez-vous est bien ancré désormais, et prend de l’ampleur d’année en année. Le parc étalon français est en amélioration constante, comme l’a montré l’année 2016, et attire donc de plus en plus de visiteurs étrangers. Ces derniers demandent régulièrement quelles sont les conditions pour obtenir les primes en France. Lors de la dernière vente de novembre Arqana, nous avons vu une forte croissance des achats en provenance de l’Europe de l’Est, portés par les résultats des chevaux élevés en France dans les classiques locaux. Tout cela est le résultat d’un travail commun de l’ensemble de la filière. »