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Sociétés d’entraînement : la législation évolue

Courses / 16.01.2017

Sociétés d’entraînement : la législation évolue

Les sociétés d’entraînement associant père et fils ou fille se sont développées au fil des ans, depuis celle que Willy Kalley a formée avec son fils Stephan, qui fut la première du genre il y a vingt ans. On pourrait citer l’exemple de Carlos et Yann Lerner, d’Étienne et Grégoire Leenders, de Patrick et François Monfort ou encore de Markus et Stéphanie Nigge. D’une part, cette formule permet au jeune de se lancer progressivement, avec le soutien du père. D’autre part, cela permet aussi à l’aîné de préparer sa succession.

Au moment de la retraite d’un entraîneur, il a été constaté l’impossibilité de vendre le fonds de commerce (clientèle, savoir-faire) créé.

Les exploitations ou sociétés d’entraînement incluent souvent des actifs immobiliers (écuries, bureau, domicile) et les activités d’entraîneur public et de courtage. Aussi, lors de sa retraite, l’entraîneur public se borne à céder son immobilier sans céder l’activité économique. Sur le plan financier, il est difficile pour un jeune professionnel d’acquérir tout à la fois les établissements et l’activité. L’entraîneur qui se retire a également besoin de revenus complémentaires à sa retraite.

Dans ce contexte, il a été proposé aux instances d’amender le Code des courses en permettant :

- au professionnel qui prévoit de se retirer, d’apporter ses activités à une ou deux sociétés commerciales, la société d’origine devenant mère de ces entités et restant propriétaire de l’immeuble loué à la société d’entraînement, ce qui lui assure un complément de revenus ;

- au jeune professionnel de créer une holding personnelle soumise à l’impôt sur les sociétés qui prendrait une participation dans la société d’entraînement, en bénéficiant d’un endettement remboursable par les flux de dividendes (régime société mère-fille). Au fil du temps, cette société pourrait acquérir 100 % de la société d’entraînement au moment de la retraite de son aîné. Le prix des titres acquis étant plus facile à financer, la société d’entraînement n’étant pas propriétaire mais locataire de l’immobilier.

France Galop a désormais autorisé les prises de participation indirectes.