Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Thomas Beaurain, un jockey en pleine ascension

Courses / 19.01.2017

Thomas Beaurain, un jockey en pleine ascension

 

Thomas Beaurain fait partie de nos meilleurs jockeys d’obstacle. En 2016, il a confirmé son statut en terminant quatrième au classement à la Cravache d’or avec cinquante-huit succès. Alors que les deux tiers du meeting palois vont bientôt être dépassés, il est revenu avec nous sur son hiver 2016/2017, son année 2016 et ses objectifs 2017. Focus sur ce jockey déterminé qui ne fait que grimper dans les classements.

JDG. – Le meeting de Pau 2016/2017 est bien avancé. Quel bilan tirez-vous de votre hiver ?

Thomas Beaurain. – Je trouve mon bilan plutôt satisfaisant puisqu’en comptant ma victoire de jeudi avec Customer (Hold that Tiger), j’en suis à sept succès à Pau, plus les quatre acquis à Cagnes. Ce sont deux beaux meetings. Je ne m’attendais pas à réaliser de tels scores. Je suis venu sans prétention, sans me dire que j’allais faire un bon hiver, même si je savais que j’avais de bons chevaux pour Isabelle Pacault et Patrice Quinton. Désormais, on ne peut plus faire sans Pau et Cagnes, sinon on se fait oublier. Il faut montrer que l’on est là. Il faut être en forme toute l’année.

Comment trouvez-vous les parcours palois ?

Beaucoup d’efforts ont été faits sur les parcours et les pistes. Ce jeudi, par exemple, ils ont décordé à cause du gel et cela a permis de sauver la réunion. Dès qu’il y a un incident, le directeur vient voir les jockeys pour savoir comment on peut éviter cela. Ils font vraiment du bon boulot. Je fais le meeting de Pau depuis cinq ou six hivers et ils sont toujours en évolution. Ils vont de l’avant.

Comment et avec qui travaillez-vous ?

Je suis jockey free-lance, mais je travaille en priorité pour Isabelle Pacault et Patrice Quinton. Lorsqu’il y a des réunions à Paris, je m’arrange pour sauter les chevaux le matin des courses ou le lendemain. Je m’organise en fonction du calendrier des courses, étant donné que je suis basé à côté d’Angers. Après, que ce soit Isabelle ou Patrice, ils connaissent mes qualités et mes défauts et ils savent quel style de chevaux me convient. À côté de cela, je travaille avec un agent, Benoît Gicquel, depuis un an. Il y a des courses tous les jours et l’année dernière j’ai dû monter environ 360 fois, soit quasiment une course par jour. Je ne peux pas être dans les transports tout en contactant les entraîneurs. Je suis très satisfait de ma collaboration avec Benoît.

Quel a été votre parcours ?

J’ai été gentleman-rider de 2003 à 2007. J’ai fait un B.E.P. comptabilité et j’ai travaillé ensuite pendant un an dans l’immobilier. Puis je suis devenu jockey. Au début, j’étais assez lourd et mon père n’était pas très enthousiaste à l’idée que je devienne tout de suite jockey. J’ai donc refait une année dans l’immobilier, mais j’étais mordu et passionné par les chevaux. Si bien que la passion a repris le dessus. Je me suis donc lancé à 100 % en tant que jockey. J’ai ça dans les gènes. Mais je ne regrette pas mon parcours car il m’a permis de voir autre chose, d’être déterminé dans ce que je fais et de le faire à fond !

Quels sont vos objectifs pour 2017 ?

J’aimerais bien viser une "Cravache" car j’ai loupé de peu le bronze l’année dernière [d’une victoire, ndlr] à cause d’une mise à pied d’une semaine qui m’a coûté cher. J’aimerais surtout tomber sur un bon cheval pour gagner de bonnes courses. Et si je peux être récompensé à la fin de l’année, ce sera très bien.

Que pensez-vous de votre saison 2016 ? Quel est le plus beau souvenir de votre carrière ?

Deux mille seize a été une bonne année puisque j’ai fait cinquante-huit gagnants en France plus deux à Waregem. Si je peux faire pareil cette année, et surtout sans avoir d’interruption, je serai satisfait. La victoire dans le Prix Carmarthen (Gr3) avec Ultraji (Denham Red) est un beau souvenir. Son entraîneur, Fabrice Foucher, est parti de rien avec ce cheval et il en a fait un cheval de Groupe. Malheureusement, nous l’avons perdu dans le Grand Prix d’Automne (Gr1), mais sa victoire de Groupe reste un bon souvenir.