Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Xavier Hürstel : « Cela a été un déclic pour moi. »

Autres informations / 06.01.2017

Xavier Hürstel : « Cela a été un déclic pour moi. »

 

Xavier Hürstel : « Cela a été un déclic pour moi. »

Président-directeur général du PMU, Xavier Hürstel, est certainement la personnalité la plus connue ayant participé au Championnat des grandes écoles, alors qu’il était étudiant à l’ENA. Il est revenu avec nous sur cette expérience.

 

Une expérience inoubliable. « J’ai été approché pour participer au Championnat des grandes écoles et, ce qui m’a motivé, c’est que même en étant bon cavalier, on ne connaît finalement rien aux courses. Ce sont deux mondes séparés. Pour moi, monter un cheval de course à l’entraînement et sur un hippodrome, c’était avant tout un privilège. On est très bien accueilli à l’Afasec et on monte chez de grands entraîneurs. En montant un cheval de course, on s’aperçoit vite que c’est très différent de l’équitation classique. D’ailleurs, certains très bons cavaliers en dressage ou en saut d’obstacle ne passaient pas le premier week-end, c’est une monte totalement différente. On réalise que c’est une discipline à part entière. Être en course sur un hippodrome, c’est une sensation certainement similaire à quelqu’un qui adore les voitures et qui se retrouve pour la première fois sur un circuit de Formule 1. Quand vous êtes pour la première fois à Chantilly, sur les Aigles, et que les chevaux font leur volte pour leur canter, c’est impressionnant. Je me souviendrai toute ma vie de ce moment-là. C’est avant tout une expérience sportive et de vitesse extraordinaire. Cela m’a donné envie de découvrir ce monde fascinant de la vitesse et de ces chevaux, le professionnalisme des entraîneurs et des jockeys, le goût du défi. En tant qu’étudiant en selle, vous avez ce goût du défi et il doit être décuplé chez les professionnels et les propriétaires… »

 

Un vivier de recrutement et un transmetteur de passion. « Parmi les anciens étudiants, certains ont continué de monter et sont devenus gentlemen-riders, d’autres ont gardé la passion et peut-être acheté un bout d’un cheval. Le but avec ce Championnat est de trouver des fans qui deviendront soit propriétaires, soit gentlemen, soit spectateurs, mais seront toujours actifs. Dans les promotions récentes, j’ai revu cinq jeunes qui souhaitent créer ensemble une écurie collective, d’autres qui sont devenus des parieurs passionnés, et d’autres encore qui sont restés passionnés. D’ailleurs, je suis remonté à l’entraînement quelques années plus tard et je suis tombé. Une chute bête, mon cheval ayant eu peur d’un oiseau, je crois. Le "toubib" m’a posé une minerve et m’a dit que je ne devais plus remonter. La semaine suivante, je suis retourné à l’entraînement ! Avec ce Championnat, on va accrocher les gens. On les emmène sur les hippodromes, et même sur les Aigles, un endroit extraordinaire. Les moniteurs nous disaient : « Mesurez votre chance. » C’est une vraie chance. Tous les sports ont besoin de l’amateurisme, qui permet de goûter aux sensations. Après avoir monté à l’entraînement et sur un hippodrome, on ne regarde plus les courses comme les autres : il y a un avant et un après. Pour moi, ce fut un déclic, c’était magnifique : la vitesse, le risque, la beauté… »