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Jour de Galop

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Le cinquantenaire du haras du Mont-dit-Mont

Élevage / 02.02.2017

Le cinquantenaire du haras du Mont-dit-Mont

La casaque de Prime Equestrian est à présent bien connue en France, y compris au niveau Groupe. Une dizaine de black types se sont distingués ces dernières années dans l’Hexagone. Depuis 2009, le haras du Mont-dit-Mont accueille la partie élevage. Cette structure fête cette année ses 50 ans et affiche de nouvelles ambitions.

À l'origine, la propriété du Mont-dit-Mont était une ferme normande traditionnelle. Eddie Constantine, vedette du box-office français dans les années 1950 mais aussi passionné de chevaux et de courses, l’acquiert en 1962. En  1976, le haras du Mont-dit-Mont devient la propriété de Robert Sangster. Cet homme d'affaires britannique, figure incontournable des courses hippiques, fut l’un des premiers à investir dans Coolmore. En 2009, Neil Helliwell, entrepreneur britannique désireux de transférer son activité d’élevage de la Grande-Bretagne vers la Normandie, fait l'acquisition de ce haras où des gagnants d’épreuves de prestige – y compris l’Arc de Triomphe – ont été élevés.

Depuis cette date, le site a connu une profonde transformation, laissant place à des constructions neuves répondant aux exigences d'un haras moderne. Après une longue période de travaux, une vingtaine de poulinières soigneusement sélectionnée se sont installées dans ce haras dont les herbages ont vue sur la mer.

Le choix de la France. Didier Reed, manager du haras, nous avait expliqué en 2013 : « Nous avons commencé par les chevaux de course. L’activité a débuté en Grande-Bretagne et assez logiquement, nous avons évolué vers l’élevage et avons étudié des installations en Grande-Bretagne, aux États-Unis et en France. Le système français est incomparable, et surtout, il est pérenne. Nous avons visité plusieurs structures en Normandie et, séduits par le site, de dimension raisonnable mais sur lequel il y avait beaucoup à faire, nous avons choisi le haras du Mont-dit-Mont. » En piste, les premiers résultats sont encourageants. Parmi les premiers chevaux élevés, on trouve The Comissioner (Sea the Stars), troisième du Prix de Fontainebleau (Gr3), On Call Now (Acclamation), gagnant du Prix Le Fabuleux (L), et Rock me Baby (Rock of Gibraltar), lauréate du Critérium du Languedoc (L) et troisième du Prix de Sandringham (Gr2), désormais poulinière au haras.

Un élevage en amélioration. Après avoir rénové en profondeur l’outil de travail et construit quatre barns, l’équipe poursuit l’amélioration de sa jumenterie. Ainsi en octobre 2016, une dizaine de pouliches de qualité ont été acquises chez Arqana. Après leur carrière en course, elles sont destinées à revenir au haras. Didier Reed nous a récemment précisé : « Nous misons avant tout sur la qualité, plus que sur la quantité, en restant une structure de taille raisonnable, avec 20 à 25 poulinières. Nous disposons de 75 hectares. La terre et l’herbe sont régulièrement analysées par des experts. C’est une véritable démarche qualité. » Sur place, Alexandre Puyfourcat pilote l’équipe d’élevage.

Un projet global. Le commerce n’est pas la priorité de Prime Equestrian et du haras du Mont-dit-Mont. Didier Reed nous a expliqué : « C’est un élevage privé. Nous ne prenons pas de chevaux en pension par exemple. Notre activité est un élément fédérateur pour le groupe dont nous dépendons et qui œuvre dans plusieurs secteurs de l’économie (construction, engineering, logistique, travaux publiques, hôtellerie…). Les courses et les chevaux incarnent les valeurs du groupe : la rigueur, la volonté de gagner et le travail. C’est en quelque sorte le dénominateur commun des 20.000 salariés de l’entité. Nous avons une culture de sportifs et un raisonnement collectif. »