Le mot de la fin : Aveugles

Autres informations / 19.02.2017

Le mot de la fin : Aveugles

Il y a un siècle paraissait à Paris Voilà les courses sous la plume de Maurice de Noisay. Si vous avez l’occasion de le trouver sur Internet, ces 250 pages sont agréables à lire, avec un clin d’œil amusant en quatrième de couverture. Mais c’est surtout son avant-propos qui nous a semblé très… à propos ! Jugez : « J’ai un ami qui fut blessé à la tête dans la bataille de Verdun : un œil était touché ; et privé momentanément de la totalité de la vue, il se crut aveugle pour toujours. À quoi pensa-t-il ? À Longchamp, à son cadre et à ce qu’il encadre : les plus beaux pur-sang et leurs luttes pour les plus beaux prix. Le désespoir du malheureux se concentrait dans ce regret unique : qu’il ne verrait plus cela. Il n’est sans doute pas inutile de préciser que c’est un garçon qui a des aperçus étendus sur la vie et qui sait, de plus d’une façon, tirer toute la jouissance possible de l’exercice de son esprit et de son corps. »

Nous sommes nous aussi (au sens figuré heureusement) des "aveugles inquiets à l’idée de ne jamais revoir Longchamp" – nous sommes des acteurs et des observateurs qui aimeraient en savoir plus sur le Nouveau Longchamp. Notre Mot de la fin d’il y a deux jours ("Oxymore") a fait réagir France Galop : on nous annonce une conférence de presse le 29 mars pour présenter l’ensemble du projet. Attendons patiemment de retrouver la vue.