Le mot de la fin : Identité

Autres informations / 05.02.2017

Le mot de la fin : Identité

Être propriétaire à Hongkong est un vrai privilège, réservé à une élite. Il y a là-bas plus d’aspirants propriétaires que de chevaux disponibles ! Est-ce pour cela que les heureux élus ont le droit de choisir de nouveaux noms (l’un en anglais, l’autre en chinois) pour leurs chevaux ? C’est en tout cas le seul grand pays de course où les chevaux sont débaptisés quasi-systématiquement quand ils y sont importés (l’Australie le permet aussi, si le nom du cheval importé est trop proche de celui d’un cheval courant déjà sur place). D’un côté, on peut comprendre que le propriétaire, qui n’a le droit qu’à un nombre limité de chevaux et bien souvent achetés déjà nommés, puisse se faire plaisir, en y apposant sa "griffe" (beaucoup de chevaux se retrouvent avec Happy, Star ou Lucky dans leur patronyme, pour leur porter chance). De l’autre, on peut regretter que la marque d’un élevage, ce qui fait son identité, disparaisse ainsi dans la nature. C’est un peu comme si l’on volait une partie de l’identité du cheval, et de tout ce qui en écoule. Un champion a toujours un beau nom, a-t-on coutume de dire. À Hongkong aussi, sans doute, sauf qu’il peut en avoir trois…