LE MOT DE LA FIN : Jeunesse

Autres informations / 14.02.2017

LE MOT DE LA FIN : Jeunesse

Les achats de chevaux d’obstacle par les Anglais et les Irlandais ne se sont jamais aussi bien portés. Que ce soit en termes de nombre ou de réussite. Mais lorsque l'acquisition de ces sauteurs a pour objet d'aller guerroyer à Cheltenham ou Punchestown, il faut se fier à un détail primordial : l’âge ! Lorsque les chevaux sont achetés à 2ans, 3ans ou 4ans, il est toujours plus simple de les fondre dans un nouveau moule, celui des courses britanniques, avec un rythme et des obstacles différents. Les exemples abondent dans ce sens, avec, près de nous, les Défi du Seuil, Charli Parcs et, un peu plus loin, Long Run et Kauto Star. Ces deux derniers ont quitté la France en fin d’année de 4ans pour devenir les champions que l’on connaît. À ce moment-là, le travail de dressage est fait et le cheval est encore neuf pour faire carrière et apprendre vite de nouvelles choses. En revanche, il est délicat pour un cheval de 5ans et plus de s’adapter aux courses anglo-irlandaises s’il a débuté sa carrière en France et qu’il y a couru jusqu’à son départ. C’est comme demander à un adolescent et à un adulte de se faire à un nouvel environnement. Généralement, c’est l’adolescent qui va s’adapter le plus vite à une nouvelle expérience, un nouveau pays. C’est un peu pareil pour nos sauteurs. Soit le cheval d’âge ne s’adapte pas du tout, soit il se fait à son nouveau pays au bout de quelques mois. C’est ce que l’on souhaite à Alary, décevant lors de ses débuts, tout en ayant l’excuse d’avoir les poumons sales. Puis en progrès sur sa deuxième sortie anglaise à Exeter où il est tombé, nous faisant une grosse frayeur. Il a tous les atouts pour réussir sa carrière britannique, même si cela prendra un peu plus de temps que s’il avait été plus jeune.