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LES ÉCURIES DE GROUPE « À PARTICULARITÉ » - High Heels Racing, les courses au féminin

Courses / 11.02.2017

LES ÉCURIES DE GROUPE « À PARTICULARITÉ » - High Heels Racing, les courses au féminin

LES ÉCURIES DE GROUPE « À PARTICULARITÉ »

 

High Heels Racing, les courses au féminin

Des écuries de groupe aux particularités diverses et variées ont fleuri ces dernières années en France. Qu’il s’agisse d’une écurie de groupe « sportive », « féminine » ou « régionale », elles ont pour point commun de rassembler leurs membres autour d’une passion commune. Nous vous proposons de continuer la découverte de ces écuries « à particularité », avec l’une des écuries 100 % féminines françaises, High Heels Racing.

 

Le cheval, puis le syndicat. High Heels Racing est né à la suite des ventes Arqana de novembre 2015. Le jeune entraîneur Simone Brogi était à la recherche de yearlings. Amanda Zetterholm était à ses côtés. Ils ont émis l’idée de créer un syndicat en consultant plusieurs amis et, pourquoi pas, de l’orienter au féminin. Le nom de l’entité "High Heels" fait référence aux talons aiguilles, un symbole de féminité et d’élégance lors des belles journées de course. Amélie Lemercier, qui s’est greffée au projet en cours de route, nous a expliqué : « L’écurie a un an et il nous reste encore une année. Le but était vraiment de se rassembler entre femmes, vivre les courses à plusieurs de l’intérieur. Une grande partie des membres de l’écurie étaient des néophytes. Sur nos 47 membres, la moitié seulement travaillent dans la filière hippique ou sont issues du sérail. »

 

47 filles et 4 chevaux. Les membres de High Heels Racing ne sont pas les seules sur le créneau du 100 % féminin. L’écurie est agréée par France Galop et possède sa propre casaque. Les couleurs ont d’ailleurs été soumises à un vote général. Les quatre chevaux en copropriété de l’écurie les portent en course. It’s My Story (Vatori) a gagné à Marseille en décembre 2016, Yankee Mail (American Post) s’est placée trois fois en six sorties pour la casaque d’High Heels Racing et Belle Easter (Early March) est lauréate sur les haies. Talontueuse (Motivator) fait également partie de leur effectif, tout comme High Sage (Sageburg), qui n’a pas encore débuté.

 

Soutenir les jeunes entraîneurs. L’écurie féminine a décidé de miser sur quatre jeunes entraîneurs installés dans toute la France. Amélie Lemercier nous a précisé : « Nos chevaux sont chez Jérôme Reynier, Hector de Lageneste, Charley Rossi et Simone Brogi. Nous trouvions que c’était une bonne idée de donner leur chance à de jeunes entraîneurs installés entre Pau, Chantilly et Marseille. » Les adhérentes ont versé 1.000 euros et, pendant deux ans, les frais d’entretien et de pension des cinq chevaux dont elles sont copropriétaires sont assurés. À échéance, une dissolution est prévue, mais plusieurs options existent. « Soit nous continuons l’aventure, soit nous l’arrêtons et alors les gains en courses seront divisés entre tout le monde» Cependant, le but n’est pas financier, mais plutôt de partager des émotions et des moments inoubliables aussi bien aux courses qu’à l’entraînement. « Nous nous retrouvons dès que possible lorsque l’un de nos chevaux court et nous avons aussi organisé des matinées sur les pistes à Chantilly et à Pau. »