Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

GRAND PRIX DE PARIS (GR1) - Gélinotte, Jamin, Bellino II… Bold Eagle

Courses / 26.02.2017

GRAND PRIX DE PARIS (GR1) - Gélinotte, Jamin, Bellino II… Bold Eagle

Ce dimanche à Vincennes, Bold Eagle (Ready Cash) est rentré encore un peu plus dans l’histoire des courses en remportant le Grand Prix de Paris (Gr1). La course est la troisième étape de la Triple couronne des trotteurs. Après avoir battu son propre record dans le Prix d’Amérique Opodo (Gr1), Bold Eagle avait survolé le Grand Prix de France (Gr1) sur 2.100m et il s’impose facilement, au sprint, sur les 4.150m du Grand Prix de Paris. Cette épreuve lui avait échappé l’an dernier, étant battu par Lionel (Look de Star) alors qu’il avait enlevé les deux premières manches de la Triple couronne.

Un parcours au millimètre. Bold Eagle doit aussi sa victoire à son driver, Franck Nivard, qui a encore une fois fait preuve d’un sang froid exceptionnel. L’entourage du champion de Pierre Pilarski sait que Bold Eagle n’est jamais meilleur qu’en étant caché dans un parcours, ce qui permet de préserver sa pointe de vitesse exceptionnelle. Et c’est bien au sprint qu’il a gagné. À l’arrière-garde, en deuxième épaisseur, mais couvert, Bold Eagle a été décalé à la sortie du dernier tournant et a remonté le peloton en quelques foulées, filant au poteau. Les supporters de Bold Eagle ont peut-être tremblé dans le dernier tournant car le pensionnaire de Sébastien Guarato avait encore du chemin à refaire, mais le cheval s’impose très facilement. Il devrait désormais courir le Prix de l’Atlantique (Gr1) à Enghien, avant d’aller défier le champion suédois Nuncio (Andover Hall) sur ses terres de Solvalla pour l’Elitloppet (Gr1).

Une génération exceptionnelle. Bold Eagle s’impose devant une arrivée composée uniquement de 6ans, preuve que cette génération des "B" est définitivement exceptionnelle. Nuncio, son futur rival de l’Elitloppet, est aussi un 6ans.

Briac Dark (Prince Gédé) confirme sa belle performance de l’Amérique en prenant la deuxième place. Bird Parker, autre fils de Ready Cash, est troisième. Bélina Josselyn (Love You), deuxième de l’Amérique, est quatrième après n’avoir pas eu le parcours le plus facile, en deuxième épaisseur le nez au vent. Elle a un peu craqué pour finir. Best of Jets (Magnificent Rodney) – à plus de 100/1 – est cinquième. Lionel, le tenant du titre, a craqué après avoir été vu aux avant-postes, en compagnie notamment d’Up and Quick (Buvetier d’Aunou).

Un triplé rare. Le nom de Triple couronne pour le triptyque "Amérique - France - Paris" est récent puisque ce challenge a été créé en 2013. En 2017, le gagnant de Triple couronne offre une prime de 300.000 € à son propriétaire.

Le triplé dans ces trois courses n’avait pas été réalisé depuis quarante et un ans lorsque, en 1976, le crack Bellino II remportait le Grand Prix de Paris. Les conditions de course étaient différentes alors puisque les rendements de distance étaient encore en place. Bellino II avait ainsi rendu 25m dans le Prix de France… et 75m dans le Prix de Paris ! Le même hiver, il avait aussi remporté le Prix de Cornulier (Gr1) au trot monté.

Avant Bellino II, il faut remonter à 1959 et Jamin. Avant Jamin, seule Gélinotte avait réussi à enlever l’Amérique, le France et le Paris la même saison. Elle a même réussi cet exploit deux fois, en 1956 et 1957.