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French Purebred Arabian

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Nicolas de Watrigant : « Je vis le rêve de tout courtier, pouvoir acheter des chevaux fantastiques »

03.02.2017

Nicolas de Watrigant : « Je vis le rêve de tout courtier, pouvoir acheter des chevaux fantastiques »

[Extrait du numéro 1 du magazine The French Purebred Arabian, publié en septembre 2012]

Nicolas de Watrigant, par le biais de son agence de courtage, Mandore International, a été le plus important investisseur aux ventes de yearlings d’août Arqana à Deauville. Au total, il a acheté 22 chevaux. À 31 ans, il fait partie de la nouvelle génération des professionnels des courses. Nous sommes allés à sa rencontre et avons dressé son parcours en trois étapes ; la famille, les voyages et le courtage.

Première étape : une famille d’hommes de chevaux

Nicolas porte un nom bien connu dans le milieu des courses hippiques. Celui d’une famille d’entraîneurs, éleveurs et propriétaires de chevaux de course dans le Sud-Ouest de la France. Quand on s’appelle "Watrigant", on est passionné par le cheval dès la naissance et pour Nicolas, c’est son père, Jean-Marc, qui lui a donné le virus. « Toute mafamille est impliquée dans les courses. Mon père est éleveur, mon frère Damienentraine dans notre centre privé à Artassenx. Mes cousins, cousins germains et oncles sont eux aussi des passionnés. Tous ne sont pas directement liés au cheval, mais tous l’ont dans le sang. Ma famille m’a appuyé et orienté dans mes choix de carrière. Je remercie tout particulièrement mon père, il m’a permis d’évoluer et de prendre confiance en moi. »

Deuxième étape : l’expérience forgée par les voyages

Nicolas a grandi avec les chevaux, il a débuté en tant que gentleman-rider et a su très vite faire ses propres choix, en commençant par l’élevage aux haras du Mézeray et de Fresnay-le-Buffard.Après avoir découvert l’élevage en Normandie, il a parcouru le monde pour s’enrichir de nouvelles expériences, tout d’abord chez Shadwell en Angleterre puis en se mettant au service de l’entraîneur Luca Cumani. « J’ai appris à reconnaître les défauts des chevaux tout en définissant leurs qualités. Je tends à chercher la perfection pour mes clients en ciblant le potentiel des chevaux sélectionnés » C’est en Australie et en Nouvelle-Zélande que Nicolas est ensuite parti trouver sa vocation. Travaillant pour les plus grands élevages locaux, de Coolmore Stud à Arrowfield. Et c’est en entrant dans l’agence Magic Millions, qu’il a su ce qu’il ferait plus tard. « J’ai réellement appris à sélectionner les yearlings avec Tony Williams. On en a passé en revue des milliers. » Il a ensuite pris la direction des Etats-Unis, pour travailler à leur préparation à Lane’s End Farm, l’un des plus prestigieux haras américains, puis faisant un passage à la clinique vétérinaire de Lexington comme assistant.

Troisième étape : retour en France et création de "Mandore"

À son retour en France, Nicolas fort de son expérience, décide de lancer son entreprise : Mandore International Agency créé en 2007. « Ça n’a pas été facile, il fallait se construire une clientèle ». De nombreuses collaborations démarrent avec les achats de yearlings répartis chez différents entraîneurs français. Ses déplacements au Qatar et à Abu Dabi lui ont permis de rencontrer d’autres investisseurs comme Nasser Al Attiyah à qui il achètera le crack étalon Akim de Ducor FR (gagnant du derby du Qatar). Ce dernier lui permit de rencontrer un de ses amis, le Cheik Joaan Al Thani, pour qui il a acheté ses premiers yearlings l’année dernière. « Ce sont de véritables ententes, rares et précieuses ». La chance a continuée avec la présentation de Madame Ling Tsui par le biais de son oncle Patrick. Cette collaboration continue puisque il a pu réaliser grâce à elle son premier « top price » à Deauville lors des ventes Arqana 2011 et gère depuis les intérêts de Sea The Stars en France. Cela a donné le départ à de nombreuses autres collaborations cordiales et amicales. Il est entouré d’une équipe solide, professionnelle (pré entrainement, entrainement, conseil, etc …) et motivée pour donner le meilleur d’elle même et toutes les chances de réussite jusqu’au bout de la « course »… Mercredi les couleurs du Cheik Joaan Al Thani ont brillé, juste après le dernier jour des ventes de yearling Arqana, ou Nicolas a acheté 22 yearlings. L’un de ses pur-sang anglais entraîné par Damien, le frère de Nicolas, gagne à Dax dans une course de 2ans inédits. Ce poulain victorieux est nommé Fatih Al Keir, ce qui signifie en arabe « celui qui ouvre le bonheur… »