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Le Prix Antoine de Palaminy, une rampe de lancement pour la réouverture d’Auteuil

Courses / 18.02.2017

Le Prix Antoine de Palaminy, une rampe de lancement pour la réouverture d’Auteuil

LE MAGAZINE

 

Le Prix Antoine de Palaminy, une rampe de lancement pour la réouverture d’Auteuil

Par Xavier Bougon

Considéré comme le Grand Steeple-Chase des 4ans palois, le Prix Antoine de Palaminy - Prix du Haras de Saint-Vincent (L) est le pendant du Prix Christian de l’Hermite, disputé début janvier à Cagnes. Mais la version paloise, qui se court ce dimanche, a un double but : finir en beauté le meeting et préparer la rentrée à Auteuil.

Dans trois semaines, Auteuil proposera en effet la première étape du programme pour les meilleurs 4ans sur le steeple, le Prix Duc d’Anjou (Gr3). Il est le premier des trois groupes menant au "Graal", le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1).

 

Du Palaminy au Duc d’Anjou… Sur les 25 dernières années, 19 lauréats du Prix Antoine de Palaminy se sont ensuite dirigés vers le Prix Duc d’Anjou avec plus ou moins de réussite. Parmi eux, 6 ont fait l’arrivée et 6 autres l’ont emporté : Kizitca (En Calcat), Escort Boy (Dare and Go), Kriss William (Califet), Saint Palois (Saint des Saints), Laskaline (Martaline) et Laterano (Saint des Saints). Speedian (Speedy Dakota), vainqueur en 1983, a également fait le doublé. L’an dernier, Konig Drive (Konig Turf) s’est classé deuxième du Prix Duc d’Anjou de Buddy Banks (Saint des Saints).

Quant à Saint Palois, il a réussi le coup de trois en remportant également les deux autres groupes préparatoires, le Prix Fleuret et le Prix Jean Stern, avant de se classer deuxième du Prix Ferdinand Dufaure. Son compagnon de couleurs Rubi Ball (Network) était tombé à Pau, trois ans plus tôt, avant de s’imposer à Auteuil dans la première préparatoire.

Pour sa part, Neptune Collonges (Dom Alco), vainqueur à Pau en 2005, a chuté dans le Prix Duc d’Anjou puis s’est rattrapé en gagnant le Prix Fleuret.

 

… et au Ferdinaud Dufaure. Quatre des vainqueurs du Prix Antoine de Palaminy ont ensuite remporté le Prix Ferdinand Dufaure : Bazouka II (Stymphale), Frappeuse (Sissoo), Kizitca et Valdance (Vaguely Pleasant). Un certain El Triunfo (Île de Bourbon) enlèvera le Prix Maurice Gillois, la revanche automnale au Prix Ferdinand Dufaure, puis, deux ans plus tard, le Grand Steeple-Chase de Paris.

 

En passant par le Jean Bernadotte. Épreuve dite préparatoire, le Prix Jean Bernadotte a donné, depuis 1960, 18 gagnants de ce Grand Steeple-Chase des 4ans, dont 10 depuis 25 ans, y compris les plus récents, Saint Palois, Laskaline et Laterano.

Le lauréat de cette année, L’Estran (Linda’s Lad), est candidat au doublé. Il porte les couleurs de Gilbert Lenzi, qui avait terminé sur la deuxième marche du podium en 2013 (Éclair Gris) et sur la troisième en 2014 (Acteur de l’Écu) et l’an dernier avec Saint Poursain (Ballingarry). Ce dernier avait subi la domination de Konig Drive, portant la casaque d’Émilie Lenzi, sa fille.

 

Une histoire de famille. 12 pouliches figurent au palmarès de l’épreuve, dont Little Point (Le Nain Jaune) et la dernière, Laskaline, gagnante en 2007. Cette Little Point, gagnante en 1989 pour les couleurs de Mme Georges Vuillard, a donné naissance à deux futurs lauréats : Star Jack (Épervier Bleu) et Line Avril (Lost World). Par ailleurs, les époux Vuillard (Georges et Jacqueline) étaient éleveurs au haras de la Sane (Saône et Loire) qui a sorti six gagnants : Little Point et sa descendance, Or Jack (Noir et Or), Granit Jack (Glaïeul), Line Clara (Lavirco).

Biche du Matin (Sukawa) avait terminé troisième de Little Point en 1989. Elle était la fille de Matin d’Automne (Montfleur), gagnante de l’édition 1981 pour l’entraînement du regretté Alain Grimaux.

En 2001, la pouliche Latran (Pistolet Bleu) avait terminé au troisième rang (puis deuxième du Prix Duc d’Anjou). Elle donnera naissance à un futur gagnant, Laterano, dernier vainqueur, à ce jour, du Prix Antoine de Palaminy pour Jacques Ortet.

Cette année, deux pouliches sont au départ, toutes deux entraînées par Arnaud Chaillé-Chaillé : Malice des Épeires (Martaline) et Irish Dance (Irish Wells).

Quatre chevaux AQPS font partie des lauréats : Vostock II (par le pur-sang arabe Gosse du Béarn), Jerk (Trenel), Du Balai (Balsamo) et Neptune Collonges. Seul Dont Stop Theparty (Apsis), pour les couleurs de Gilbert Lenzy, défendra cette année cette race.

 

Jacques Ortet nettement en tête. Au palmarès des entraîneurs vainqueurs figure à 18 reprises Jacques Ortet dont le dernier succès remonte à celui de Laterano, élève de Mme Magalen Bryant. Avec quatre succès, Guy Cherel le talonne d’assez loin, ce qui ne l’a pas empêché de placer ses trois pensionnaires aux trois premières places de l’édition 2013. Guillaume Macaire est inscrit parmi les lauréats suite au succès de Pantruche (Pampabird), en 1997, pour Jacques Détré.

Isabelle Pacault n’a pas encore inscrit son nom, mais Winneyev lui avait procuré une deuxième place en 2015, devancé par Forthing. Ce fils de Goldneyev avait ensuite enlevé le Prix Duc d’Anjou. Pour l’anecdote, son AQPS Toutancarmont (Al Namix) avait terminé au pied du podium en 2011.

En tant que jockey, Christophe Pieux l’a emporté à dix reprises, à chaque fois en selle sur un pensionnaire de Jacques Ortet. Le revenant David Cottin figure à quatre reprises parmi les six dernières éditions, mais il sera cette année à Pise. Davy Lesot est également titré quatre fois.

 

L’origine de la course

Baptisé Antoine de Palaminy, ce Grand Steeple-Chase des 4 ans doit son nom à l’ancien bras droit de Camille Duboscq, alors président de la Société (de 1923 à 1949). Antoine-Godefroy Eimar de Palaminy est décédé en juillet 1943 à Pau et avait pour gendre Guillaume de Ginestet-Puivert, père de Max et de Charles.

Course à conditions pour la génération des 4ans depuis 1956, cette épreuve a été créée lors de la première quinzaine de janvier sur 3.800m. La programmation a évolué avec le temps, passant de janvier à début février, pour prendre ses quartiers la deuxième quinzaine de février depuis 2007.