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Jour de Galop

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La Société des courses de Compiègne a présenté les nouveaux parcours d’obstacle aux professionnels et à la presse

Institution / Ventes / 27.02.2017

La Société des courses de Compiègne a présenté les nouveaux parcours d’obstacle aux professionnels et à la presse

Ce lundi 27 février, la Société des courses de Compiègne a présenté les parcours d’obstacle qui serviront au premier semestre, mais aussi les travaux qui ont lieu pour pouvoir aménager de nouveaux parcours au second semestre et au printemps 2018. Cette présentation a eu lieu dans la matinée pour les professionnels et dans l’après-midi pour les journalistes. Jean-Paul Gallorini, Marcel Rolland, Yannick Fouin, Patricia Butel, Régis Schmidlin, Ervan Chazelle ou encore Jehan Bertran de Balanda avaient fait le déplacement pour découvrir le site qui va accueillir le programme d’Enghien. Jean d’Indy, vice-président en charge de l’obstacle, Stéphane Kalley, responsable des programmes d’obstacle à France Galop, Antoine Gilibert, président de la Société des courses de Compiègne, Corinne Soyer, secrétaire de la société, Tristan Le Royer, chargé de mission à France Galop, et José Bruneau de la Salle étaient tous présents, aussi bien le matin que l’après-midi. La présentation a donné satisfaction aux professionnels qui ont été rassurés sur le projet compiégnois. Dans ce nouveau challenge, il faut souligner la grande implication des bénévoles et salariés de la Société des courses de Compiègne. Ils représentent une grande source d’inspiration et un modèle pour d’autres sociétés.

2,2 kilomètres de nouvelles pistes. Une conférence de presse était organisée en préambule de la découverte des nouvelles pistes. Antoine Gilibert nous a déclaré : « La décision a été prise d’arrêter l’activité sur un hippodrome parisien et le choix s’est porté sur Enghien. Les instances de France Galop nous ont contacté pour prendre le relais. Le 8 mai, Jean d’Indy, Édouard de Rothschild et Olivier Delloye nous ont proposé de reprendre le programme d’Enghien. Nous avons donc cédé nos six réunions annuelles d’obstacle. Trois réunions d’Enghien sont parties à Auteuil, Fontainebleau et Clairefontaine. Le président Rothschild nous a fait le plaisir de choisir Compiègne. Nous avions déjà refait la piste de haies il y a six ans et elle avait donné satisfaction. Le président a dit que nous allions tradition et modernité. L’un de nos défis était de courir pendant les travaux. Nous avons fait 2,2 kilomètres de nouvelles pistes et 3 hectares de pelouses. La difficulté était que l’hiver arrivait, avec les risques de gel notamment. Nous avons travaillé avec des graines qui poussent à partir de 5°C. Les moyens ont été mis pour faire de Compiègne le digne successeur d’Enghien. Le challenge était difficile, mais tout le monde est passionné et les bénévoles comme les salariés donnent le maximum. »

Création d’un bypass pour éviter la neutralisation d’épreuves. Jean d’Indy a souligné que les professionnels étaient tournés vers l’avenir, donc vers les nouveaux parcours de Compiègne : « À l’avenir, il faudra regarder vers Compiègne et l’avenir, c’est dès lundi avec la première réunion d’obstacle au Putois. Ce matin, les entraîneurs et les jockeys ont regardé avec attention les nouvelles opportunités que représentaient ces nouveaux parcours.

La réunion de ce lundi matin a été constructive, bien qu’il y ait toujours le regret d’Enghien. Tout le monde a bien compris qu’il fallait se tourner vers le futur et le futur, c’est la réussite de ce challenge. Au départ, j’étais inquiet quant à la capacité à tenir les délais. Mais le défi a été relevé avec brio. Il faut comprendre que la première phase n’est pas une phase au rabais. Les professionnels sont repartis relativement rassurés. Le président Édouard de Rothschild a toujours dit que les moyens seraient mis pour que Compiègne soit une suite à la hauteur d’Enghien. L’économie réalisée est de 2 millions d’euros annuels et l’investissement est de 1,2 millions d’euros. Ces nouveaux parcours représentent une œuvre collective qui a été réalisée dans la consultation. Nous avons considérablement amélioré les parcours grâce à la concertation avec les professionnels. Il faut souligner aussi que nous aurons en face un bypass qui permettra au peloton, en cas d’incidents, de passer à côté d’un obstacle. Enfin, il n’y aura pas de cross au premier semestre car l’intérieur ne peut pas actuellement être emprunté. » De son côté, Stéphane Kalley a ajouté : « L’objectif, à terme, est de finir sur le grand tour corde à gauche. Il fallait aussi que nous ayons des parcours coulants comme pouvait l’être Enghien pour les jeunes chevaux par exemple. Plus tard, la rivière des tribunes sera également sautée dans l’autre sens, à main gauche. Nous avons aussi concentré les préparatoires, les bonnes courses et les consolantes à Compiègne. » À la fin de cette conférence, nous avons visité la ligne d’en face en compagnie de Tristan Le Royer. À terme, les parcours d’obstacle de Compiègne feront du Putois un vrai successeur d'Enghien, cela ne fait aucun doute. Le 6 mars, nous serons dans la première phase des travaux. Ainsi, pour les parcours de steeple, il n’y aura pas encore de rivière des tribunes, mais un obstacle inédit : un open-ditch mobile, une idée de Jean-Philippe Boisgontier. Cet obstacle servira à la fois pour les courses de haies et de steeple. Il est constitué de deux haies qui se combinent pour former un open-ditch, ce qui oblige du coup à faire courir les steeple les uns à la suite des autres et idem pour les épreuves de haies. En face, un moyen-open-ditch est installé parfaitement au milieu de la ligne d’en face. Nous avons pu voir que l’engazonnement en face et dans la ligne droite était déjà très bons. Les travaux vont se poursuivre, et en mars 2018, tous les parcours d’obstacle compiégnois seront disponibles.

phrase 1 compiegne

 

phase 2 compiegne

 

phase 3 compiegne