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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

TRIBUNE LIBRE - Continuons le combat !

Institution / Ventes / 23.02.2017

TRIBUNE LIBRE - Continuons le combat !

« L’actualité quotidienne ne renforce pas l’optimisme pour la santé de nos courses !

Le PMU, principal contributeur au budget de nos sociétés-mères, voit son fonds de commerce en France connaître plusieurs années de déclin avec plus d’un milliard d’euros d’enjeux perdus sur les paris hippiques depuis 2011.

La FDJ a pris le relais avec plus de 14 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016 et près de 2,5 milliards d’enjeux sur les paris sportifs, en croissance de 11 %.

Sous la direction dynamique de madame Pallez, la FDJ en profite pour lancer le test des paris en direct sur des manifestations sportives dans son réseau "en dur". JDG nous informe du projet de la FDJ de mettre en place 18.000 bornes pour équiper ses points de vente. Il est sûr que les spectateurs aficionados du football n’hésiteront pas, pendant les matches de la Coupe du monde 2018, à parier en direct. Quel plaisir de pouvoir, devant ses amis, dans une ambiance chaude, parier pour justifier sa vision du résultat ultime dans un match de plus de 90 minutes !

Nous soutenons les vives réactions d’opposition à ce projet de la FDJ de nos responsables politiques, madame la sénatrice Anne-Catherine Loisier et l’indignation légitime de monsieur Jacques Myard, député maire de Maisons Laffitte, corédacteur du rapport sur la régulation des jeux d’argent et de hasard.

Mais l’intérêt de l’État n’est-il pas d’augmenter ses recettes sur les jeux sans avoir la volonté d’intervenir dans les choix des deux acteurs, la FDJ et le PMU ? N’est-il pas temps d’ouvrir le débat ?

Peut-on priver en France tous les adeptes des paris sportifs en direct pour conserver une exclusivité aux seuls paris hippiques en direct ? Est-il légitime d’opposer les paris sportifs et les paris hippiques ? Ne s’agit-il pas souvent des mêmes joueurs ? Ne peut-on aimer parier à la fois sur des paris sportifs et sur des paris hippiques ? Pourquoi priver les amateurs de leurs loisirs ? Pourquoi l’ouverture des paris avec la concurrence est-elle réservée seulement aux jeux sur Internet ?

Nous sommes dans le changement avec les nouvelles générations qui aiment profiter de l’instant.

On peut alors se poser la question de l’équité : le PMU a lourdement investi en communication sur le football, pendant l’Euro 2016. Sur le réseau de PMU.fr, la dynamique de la prise de paris en direct a très bien fonctionné. L’État ne devrait-il pas accorder aussi au PMU la prise de paris sportifs dans son réseau de 12.000 points de vente ?

Si c’était le cas, le PMU verrait aussi une reprise de sa croissance en France portée par les paris sportifs !

Et nous pourrions nous poser aussi la question de l’équité pour la FDJ. La FDJ serait-elle autorisée à la prise de paris hippiques dans son réseau de 31.900 points de vente ?

La conséquence logique serait que la FDJ reverserait aux sociétés-mères une partie des résultats sur les nouveaux paris hippiques.

La France a favorisé les monopoles mais l’Union Européenne favorise la juste concurrence.

Ces scénarii ne pourraient se mettre en place qu’avec l’aval de l’État, seul détenteur des autorisations et un débat animé dans les assemblées !

Ces scénarii s’avèreraient susceptibles d’apporter aux sociétés-mères les recettes indispensables pour permettre à l’activité des courses d’envisager un avenir lumineux en France. »

François Corda, propriétaire