Le horse-ball, un débouché important et méconnu pour la deuxième carrière des chevaux de course

Courses / 13.03.2017

Le horse-ball, un débouché important et méconnu pour la deuxième carrière des chevaux de course

Samedi 11 mars, lors de l’étape deauvillaise des Championnats de France de horse-ball organisés au Pôle international du cheval à Deauville, l'Association Au-delà des pistes est intervenue en tant que partenaire de l’événement. Les équipes professionnelles gagnantes se sont vues remettre par Aliette Forien, présidente de l’Association, des tapis de selle aux couleurs d’ADDP. Cent quarante chevaux réformés des courses de galop ont foulé le terrain au cours des différents matchs, soit l’immense majorité des participants – seuls trois participants n’étaient pas des pur-sang. La discipline du horse-ball constitue donc un débouché majeur pour la deuxième carrière des galopeurs, d’autant qu’un très grand nombre de profils peuvent y développer des aptitudes. Gildas Mabilais, un des joueurs de l’équipe Pro Élite (la catégorie la plus élevée) de Coutainville et animateur du haras de Boscherville, spécialisé dans le commerce de chevaux de horse-ball, a expliqué : « Le pur-sang est le cheval le plus adapté à la discipline du horse-ball car il est doué d’une réactivité et d’une tonicité exemplaires et il adore le jeu en groupe. Les chevaux doivent être âgés de 5ans minimum pour disputer des matchs. Il n’y a pas vraiment de modèle type. La taille peut varier d’1,60m à 1,70m ou plus, selon le gabarit du cavalier, et nous cherchons surtout des chevaux courts, compacts, car le horse-ball nécessite beaucoup de puissance dans l’arrière-main. En général, ils se prennent très vite au jeu, si bien qu’au bout de deux mois, un cheval réformé des courses peut jouer à un niveau amateur. »

Plusieurs des compétiteurs de ces Championnats de France étaient bien connus des amateurs de courses au galop, à l’image d’Ice Stone, un élève de la marquise de Moratalla qui avait remporté trois victoires sous l’entraînement de Didier Guillemin et défend aujourd’hui les couleurs de l’équipe Pro Élite d’Angers, sous la selle de Pierres-Hugues Henry, responsable d’élevage d’ACF Equine.

Quant à l’équipe de Coutainville, elle a pu notamment compter sur Zhiyi, un ancien représentant de la casaque Niarchos et de Pascal Bary qui avait remporté le Prix de Saint-Patrick (L), avant de prendre la troisième place des Prix Guillaume d’Ornano (Gr2) et du Prince d’Orange (Gr3).