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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

TRIBUNE LIBRE - La file pour faire

Institution / Ventes / 04.03.2017

TRIBUNE LIBRE - La file pour faire

TRIBUNE LIBRE

La file pour faire

Par Génération Galop et la Fédération des Éleveurs du Galop

 

« Nous, associations socioprofessionnelles représentées au Comité de France Galop, souhaitons exprimer notre soutien à la direction de la société mère dans son projet de mutualisation de certains personnels des hippodromes parisiens, projet qui a été à l’origine du mouvement syndical de mardi dernier.

La filière course est en grande difficulté. Une nouvelle équipe dirigeante a pris les rênes il y a tout juste un an, à l’issue d’élections auxquelles l’ensemble des acteurs ont pu participer.

Propriétaires, entraîneurs, éleveurs, jockeys, courtiers ou journalistes, nous ne pouvons tous qu’approuver la nécessité de réformer en profondeur France Galop, dont l’état actuel des finances résulte d’une conjonction de facteurs environnementaux défavorables, mais aussi d’une gestion longtemps insuffisamment soucieuse de préparer l’avenir.

Des réformes sont donc en cours, et plusieurs ont déjà été entamées. Le nouveau directeur général, dont chacun avait pu apprécier les compétences stratégiques et managériales au travers de son parcours professionnel, ne compte ni son temps ni son énergie. Mais la tâche est immense et extrêmement ardue, comme chacun d’entre nous a pu s’en rendre compte au cours des longues et studieuses heures de réunion du Comité, des Conseils du Plat et de l’Obstacle ou encore du Conseil d’administration. Le terrain est miné, comme en témoigne la « prise d’otages » dont ont été victimes les professionnels mardi dernier, et les vents sont contraires, à l’image de la demande de la FDJ de pouvoir proposer des paris sportifs en live betting.

Il n’existe pas de solution expresse et radicale qui permettrait de résoudre tous nos maux d’un coup de baguette magique. Il faut prendre chaque dossier individuellement, et se soumettre aux innombrables procédures qu’impose la loi dans notre pays, notamment en ce qui concerne l’information des représentants du personnel. Et croyez-nous, ces formalités sont respectées à la lettre, quoi qu’aient voulu en dire les syndicalistes lors de leur mouvement de mardi.

Plutôt que de nous adonner au France Galop bashing dans lequel trop de voix se complaisent, unissons nos forces pour travailler avec ceux qui ont en main les leviers d’action pour nous sortir de cette mauvaise passe.

Cela ne signifie pas donner un blanc-seing au Président Rothschild et à son équipe, mais travailler avec eux en exerçant le mandat qui nous a été confié pour représenter les intérêts des propriétaires, des éleveurs et des entraîneurs. France Galop est l’affaire de tous. Alors, pour paraphraser les mots de John Kennedy, cessons de nous demander ce que France Galop pourrait faire pour nous, demandons-nous ce que nous pouvons faire pour France Galop !

Plutôt que d’allonger la file impuissante des critiques et des donneurs de leçons, allons grossir les rangs de la file pour faire. »