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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Le mot de la fin : International

Autres informations / 06.04.2017

Le mot de la fin : International

Mercredi, à Saint-Cloud, le porte-parole du Front National a déclaré : « Nous voulons redonner à nos socioprofessionnels les moyens de lutter efficacement contre les concurrents étrangers. Car ne nous trompons pas : les Anglais, les Irlandais, les Allemands et même les Italiens, avant d’être des amis, sont des concurrents directs sur les champs de courses et dans les échanges commerciaux. » Nous ne détaillerons pas ici les conséquences désastreuses qu’aurait une telle décision sur nos courses, l’élevage et la santé économique de la filière.

Interdire les chevaux étrangers dans les courses serait tout aussi dramatique dans la reconquête du public : un championnat de France n’aura jamais autant d’impact auprès du grand public qu’un championnat du monde ou les Jeux Olympiques. Et nous en avons un exemple concret.

Cheltenham, ce sont les Jeux Olympiques de l’obstacle. Le Festival passionne parce qu’il permet de faire s’affronter les meilleurs chevaux anglais et irlandais – et plus de français dans le futur, peut-être… Nous sommes actuellement en plein meeting d’Aintree : les lots sont beaucoup plus creux qu’à Cheltenham, avec moins de stars. L’une des raisons est que la majorité des meilleurs chevaux irlandais est restée à la maison pour préparer le Festival de Punchestown. Les Anglais se retrouvent donc entre eux et les courses – Grand National à part – génèrent moins d’enthousiasme. À Punchestown, les chevaux anglais seront absents et le problème se posera aussi, même si la bataille entre Gordon Elliott et Willie Mullins permettra de redonner un peu de suspense. Les étrangers sont nos concurrents, mais les courses hippiques sont avant tout une compétition et, sans opposition, l’intérêt est vite limité.