Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

HISTOIRE, HISTOIRES… - Harcourt, une photographie des forces en présence

Courses / 08.04.2017

HISTOIRE, HISTOIRES… - Harcourt, une photographie des forces en présence

HISTOIRE, HISTOIRES…

 

Harcourt, une photographie des forces en présence

Harcourt, c’est un légendaire studio photo. Mais c’est aussi le début des choses sérieuses au sein du calendrier hippique. Depuis 1929, le Prix d’Harcourt rend hommage au président de la Société d’encouragement, Louis-Emmanuel d’Harcourt, décédé en 1928. Il avait été élu en 1920, succédant au prince Auguste d’Arenberg. L’épreuve, créée à Longchamp, ne fait office de préparatoire au Prix Ganay que depuis 1970, soit quarante-sept éditions.

Xavier Bougon a consacré toute sa vie aux courses, cultivant sa passion pour l’histoire de notre sport, en complément de ses activités professionnelles dans le cadre de l’Institution. Depuis le mois de janvier 2016, il vous propose une rubrique régulière consacrée à l’histoire des courses.

 

Les meilleurs éléments de la saison précédente, tous âges confondus, font régulièrement leur rentrée dans le Prix d’Harcourt (Gr2). Les statistiques en témoignent : 33 des 47 vainqueurs signaient leur retour à la compétition. Ce dimanche, six des candidats n’ont pas encore couru cette année et quatre autres ont pris part au Prix Exbury (Gr3).

En passant par le Prix Exbury. Treize vainqueurs sont passés par le Prix Exbury (Gr3). Trois d’entre eux ont décroché le doublé : Fortune’s Wheel (Law Society), Earlene (In the Wings) et Garlingari (Linngari), l’an dernier. Les trois premiers du Prix Exbury du 19 mars dernier, Cloth of Stars (Sea the Stars), Star Victory (Tôt ou Tard) et Café Royal (Nicraon), sont candidats à la succession du pensionnaire de Corine Barande-Barbe.

L’ouverture aux hongres. Le Prix d’Harcourt n’est ouvert aux hongres que depuis 2001. Un seul gagnant était dépourvu de ses attributs masculins et c’était le tenant du titre, Garlingari. Pour l’édition 2017, deux hongres sont déclarés partants, Best Fouad (King’s Best) et Café Royal.

Des championnes au palmarès. Huit femelles ont inscrit leur nom au palmarès et pas des moindres, la plupart à l’âge de 4ans : Pistol Packer (Gun Bow), Allez France (Sea Bird), Three Troikas (Lypgard), Earlene, Ana Marie (Anabaa) et la dernière Giofra (Dansili) en 2012. Trillion (Hail to Reason) et Urban Sea (Miswaki) l’ont gagné à 5ans. Trois d’entre elles avaient gagné ou gagneront le Prix de l’Arc de Triomphe la même année.

Objectif, le Prix Ganay. Depuis 1970, le Prix d’Harcourt est un tremplin pour le Prix Ganay (Gr1). Dix des lauréats ont réalisé le doublé : le dernier en date remonte à 2011 avec Planteur (Danehill Dancer).

Un seul vainqueur étranger depuis 1970. En 2015, la victoire est revenue à Al Kazeem (Dubawi), entraîné en Angleterre par Roger Charlton. Il se classera ensuite deuxième de Cirrus des Aigles (Even Top), dans le Prix Ganay, puis s’imposera dans la Tattersalls Gold Cup du Curragh. À l’époque où le Prix d’Harcourt se courait après le Prix Ganay, un certain Vienna (Aureole) s’était imposé pour les couleurs de Sir Winston Churchill, sous l’entraînement de Walter Nightingall. Ce dimanche, trois candidats ne sont pas entraînés en France. Pour l’anecdote, Andreas Schutz (l’entraîneur de Café Royal), allemand de naissance, est installé à Chantilly depuis cet hiver.

André Fabre, sans surprise. L’entraîneur le plus présent dans le palmarès du Prix d’Harcourt n’est autre qu’André Fabre, titulaire de neuf victoires, dont la dernière avec Cutlass Bay (Halling), pour l’entité Godolphin, propriétaire de Cloth of Stars. Dans ce classement, il est suivi par Alain de Royer-Dupré, qui compte cinq succès, dont celui du regretté Astarabad (Alleged), mort en janvier dernier. Les deux cantiliens seront au départ ce dimanche. André Fabre a par ailleurs gagné les deux premières courses de Groupe disputées cette année en France.

Aucun Wertheimer depuis 40 ans. Si la famille régnante de Dubaï figure quatre fois au palmarès, la famille Wertheimer n’a pas encore fait sien le Prix d’Harcourt. Depuis Carwhite (Caro) troisième en 1978, aucun élève de la famille n’est monté sur le podium. Maniaco, le fils de Galileo et de Plumania, pourrait mettre fin à quatre étonnantes décennies de disette.

Seulement deux succès pour la province. Henri-Alex Pantall (Earlene) et Stéphane Wattel (Boris de Deauville) sont les seuls provinciaux à avoir entraîné un gagnant. Ce dimanche, Jean-Claude Rouget ou François Rohaut pourraient apporter un premier succès au centre d’entraînement de Pau et Jean-Laurent Dubord à celui de Mont-de-Marsan.