Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

EN RÉGIONS - Pompadour, un site historique à la croisée des chemins

Courses / 19.04.2017

EN RÉGIONS - Pompadour, un site historique à la croisée des chemins

 

Le dimanche 16 avril, Pompadour accueillait sa première réunion de la saison 2017. François-Xavier Duny est à la tête de cette société des courses depuis un an. À cheval entre les courses hippiques et les sports équestres, ce site est connu pour sa grande beauté et son public fidèle. Les Haras nationaux, qui ont longtemps chapeauté les activités hippiques locales, sont en train de passer le relais aux acteurs régionaux.

Jour de Galop. – Quel bilan tirez-vous de votre première année à la tête de la Société des courses de Pompadour ?

François-Xavier Duny. – Cette première année fut très positive. Les choses bougent à Pompadour. Une synergie est en train de se mettre en place avec les élus locaux, la communauté de communes et l’Ifce. On peut faire beaucoup de choses à condition de le faire intelligemment et tous ensemble. Nous réfléchissons par exemple à mettre en commun des moyens humains, matériels et en matière de communication. L’ADN de Pompadour, c’est le cheval. Les courses sont à la fois une activité historique et d’avenir pour la région. Notre objectif est donc de créer un groupement d’intérêt public pour porter l’ensemble de ces projets. Notre ambition est de faire de Pompadour le plus bel hippodrome de France en renforçant encore la beauté du site. De nouvelles énergies ont rejoint l’équipe de la Société des courses de Pompadour, avec de nouvelles compétences. C’est important et encourageant. Tout le monde pousse dans le même sens. »

Pompadour, c’est aussi un parcours de cross-country très spectaculaire. Quels sont vos objectifs en ce qui concerne l’obstacle ?

Nous aimerions avoir plus de réunions premium en obstacle. Cela permettrait par exemple de diffuser à un large public les superbes images que l’on peut tourner à Pompadour. Nous travaillons à l’amélioration des pistes pour les parcours de haies et de steeple-chase. Le cross de Pompadour est l’un des plus beaux et des plus difficile de France. Il est sélectif et nécessite d’avoir de véritables sauteurs. À l’avenir, nous souhaiterions intégrer le circuit de la Crystal Cup. Pour beaucoup de professionnels de l’obstacle, comme Guillaume Macaire, l’hippodrome de Pompadour est un site important. Ils sont fidèles et apprécient la beauté du site mais également la présence d’un public nombreux et passionné. Nous voulons conserver la bonne ambiance, l’esprit rural et la qualité de l’accueil qui font notre force. »

Avez-vous des projets de rénovation ?

L’une des particularités de notre hippodrome, c’est qu’il accueille aussi de nombreux événements autres que les courses. Le site est considéré comme l’un des meilleurs terrains de concours complet en Europe. En 2017, il accueille par exemple une étape du Grand National, l’équivalent de la ligue 1 du concours complet, ainsi que les finales SHF réservées aux jeunes chevaux. Il faut donc trouver le bon moment pour que chacun puisse travailler. Nous voulons améliorer les infrastructures utilisées par les professionnels. L’objectif est d’aider au quotidien les personnes qui travaillent sur place. Une centaine de chevaux sont à l’entraînement sur Pompadour. Une de nos particularités est aussi d’avoir une piste de course en sable et une forte dénivellation.

La date d’ouverture de votre saison a été avancée cette année au 16 avril. Comment s’est passée cette première ?

Les gens ont leurs habitudes et nous avions peur qu’ils ne se déplacent pas pour une réunion dont la date a changé. La tradition hippique locale est surtout concentrée sur la période estivale. Le public a répondu présent et pour la journée du dimanche de Pâques, nous avons accueilli 1.200 personnes. C’est une grande satisfaction. Cela prouve aux autorités hippiques que nous sommes capables de nous adapter et de réagir. Les parents et les enfants ont pu bénéficier d’une grande chasse aux œufs. L’hippodrome de Pompadour a un public fidèle. Mais nous voulons attirer de nouveaux venus en leur expliquant qu’ils peuvent y passer une excellente journée en famille. En 2017, nous organisons onze réunions, dont huit pendant les mois de juillet et août. La journée du 15 août est celle du grand cross. Le 27 août, nous accueillerions une étape du Galop Tour Inter-Régional. Nous enregistrons une moyenne située entre 2.000 et 5.000 entrées payantes par réunion. Pompadour peut compter sur 180 sociétaires.

L’activité d’élevage et celle des permis d’entraîner sont-elles toujours aussi fortes à Pompadour ?

Elle a été plus forte par le passé concernant les permis d’entraîner. En ce moment, elle est en cours de récupération d'une partie de son dynamisme. Nous voulons aider ces personnes en améliorant les conditions d’entraînement. En ce qui concerne l’élevage, il reste des éleveurs historiques, mais on manque certainement de nouveaux venus. Les éleveurs n’ont pas toujours pu trouver des personnes pour prendre la suite de leur activité.

Un investisseur libanais a racheté plusieurs sites dans la région pour mettre en place un projet d’hôtellerie de luxe. Ces investissements vont-ils bénéficier à l’hippodrome et aux courses ?

C’est une chance extraordinaire et inespérée pour la région. Je ne pensais pas qu’un projet aussi prestigieux que L’Étoile de Pompadour puisse prendre la suite du Club Méditerranée. Le nom "Pompadour" est très connu, mais la ville et son hippodrome le sont moins. Leur réussite sera utile pour tout le monde. Nous avons rencontré ces investisseurs. Si leur activité ne touche pas directement le monde des courses, ils ont une grande sensibilité pour le sujet cheval. Cela va dans le sens de notre objectif commun qui consiste à promouvoir l’image équestre et hippique de la ville.