Adieu Volta !

Autres informations / 27.05.2017

Adieu Volta !

Adieu Volta !

L’excellente Volta (Siyouni) nous a quittés ce samedi, victime d’un arrêt cardiaque. Elle a été l’une des révélations de la saison 2016 au cours de laquelle elle n’a fait que progresser. Sous les couleurs de David Salabi, associé à Mayeul Caire et Thierry de la Héronnière, elle a remporté les Prix de Sandringham (Gr2) et Volterra (L), avant de se classer troisième du Prix de Diane Longines (Gr1) et deuxième du Prix Rothschild (Gr1).

David Salabi nous a envoyé un mot d’adieu à sa pouliche que nous reproduisons en intégralité ci-dessous.

 

« Je n'ai jamais autant aimé une pouliche. J'ai une relation sentimentale de longue date avec sa famille (sa grande sœur, Plain Vanilla, m'a offert mes premières émotions de Gr1 le dimanche à Longchamp), ses éleveurs, ses terres de naissance, le délicieux Haras d'Ellon où l'on va régulièrement se ressourcer et rêver. Volta, c'était aussi une belle histoire de copains : Francis, Thierry, Mayeul, Philippe, nos femmes et enfants et tous les fans qui l'ont suivie dans son ascension. Sa féminité, sa personnalité, son œil blanc tellement expressif : j'ai tout aimé dans cette pouliche. C'était un don du ciel, un membre de la famille.

Pendant tout le printemps 2016, elle m'a transmis une force d'un niveau que je n'avais encore jamais connu. Je me suis surpris à pleurer de joie après son envol dans le "Volterra". Je suis devenu invincible dans tout ce que j'entreprenais après cette accélération hors normes dans le "Sandringham". Je ne pourrai jamais oublier ce moment : il y a un trou de souris, Pierre-Charles [Boudot, ndlr] a tellement de "gaz" qu'il décide d'y aller. Et là, le temps reste suspendu à jamais pour moi. La classe à l'état pur, la vitesse, la puissance. Elle prend autant de longueurs qu'elle fait de foulées. C'est tellement beau ! Et le Diane ! Quelle leçon de courage pour venir inscrire son nom à l'arrivée de ce classique, malgré cette terrible bousculade à mi-ligne droite... J'ai vécu mes rêves de gamin les plus fous, les plus inaccessibles. J'étais en admiration permanente, tellement fier d'elle. J'étais Volta d'un bout à l'autre de la saison.

Notre championne s'est éteinte, comme ça, subitement, ce matin à l'entraînement, en piste, foudroyée par un arrêt cardiaque. Elle préparait sa rentrée le jour du Diane, terre de ses exploits, avant de tenter une revanche dans le Rothschild. Nous étions, à nouveau, sur un nuage en repartant de notre dernière visite lundi dernier à Chantilly. Elle était pimpante.

Le destin en a voulu autrement. Ce sont les dures et souvent injustes règles de la vie. Adieu, ma fille. Merci pour le bonheur que tu nous as donné. Les souvenirs restent gravés à jamais. »