AUX ORIGINES DE - À quoi ressemble le pedigree d’un gagnant de Grand-Steeple Chase de Paris ?

Courses - Élevage / 17.05.2017

AUX ORIGINES DE - À quoi ressemble le pedigree d’un gagnant de Grand-Steeple Chase de Paris ?

 

Par Adrien Cugnasse

Ce dimanche, Auteuil accueille l’épreuve qui fait rêver tous les éleveurs de sauteurs en France : le Grand Steeple-Chase de Paris. Pour produire un phénomène capable de gagner cet Everest hippique, il n’existe pas de recette miracle. Mais à défaut de règles, on trouve des points communs entre les dix derniers gagnants de la grande épreuve.

Black type. Huit des dix derniers gagnants du Grand Steeple ont du black type dans les deux premières générations de leur ascendance maternelle. Lors de l’édition datée du 3 février 2017, notre étude avait porté sur 115 chevaux ayant accédé au podium d’un Gr1 à Auteuil. Le verdict était très clair : 70 % des chevaux capables de terminer parmi les trois premiers d’un Gr1 sur le steeple de la butte Mortemart ont un black type en obstacle dans les deux premières générations du côté maternel (pour retrouver cette étude, cliquez ici lien : http://jourdegalop.com/2017/02/aux-origines-de-on-faire-confiance-aux-origines-chez-sauteurs/ ).

Père. Sur les dix derniers gagnants du Grand Steeple, sept sont issus de pères ayant fait preuve de tenue au niveau black type, c’est-à-dire gagnants sur les obstacles ou placés de Stakes sur 2.400m en plat. Des deux côtés de la Manche, 80 % des étalons ayant figuré dans le top 15 des pères de sauteurs répondent à ce critère de tenue, comme le démontre l’étude publiée dans notre édition datée du 24 février 2017 (pour retrouver cette étude, cliquez ici lien : http://jourdegalop.com/2017/01/aux-origines-de-adrien-cugnasse-journaliste-a-jour-de-galop-katko-anglais-glorifie-selection-basee-tenue/ )

Saut. Pour réussir à franchir les montagnes d’Auteuil, il faut un vrai sauteur. D’ailleurs, trois étalons que l’on retrouve dans les pedigrees des dix derniers gagnants ont eu un impact significatif dans le monde des sports équestres. Night and Day (père de mère de Polar Rochelais) a fait partie des meilleurs pères de gagnants en C.S.O. dans les années 1970 et 1980. Caro (Princesse d’Anjou et So French) a donné plusieurs internationaux dans cette discipline. Enfin, Sicambre (Bel la Vie, Milord Thomas, Polar Rochelais, Princesse d’Anjou, Storm of Saintly) a été un père de pères exceptionnel dans les sports équestres. Son fils Sacramento Song (Sicambre) est un chef de race dans le stud-book holsteiner.

Gold Cup. La Gold Cup d’Ascot est certainement la plus grande épreuve réservée aux stayers dans le monde. On retrouve à plusieurs reprises des références à cette course dans les pedigrees des dix derniers lauréats. Espresso, Run the Gantlet, Rheingold et Klairon ont produit au moins un lauréat de cette course sur 4.000m et ils sont présents dans la généalogie de plusieurs des dix lauréats du Grand Steeple étudiés. Pan II, Macip, Misti et Nononito se sont eux mêmes classés dans la Gold Cup. Ils sont eux aussi présents dans les pedigrees étudiés. Enfin, le lauréat de la Gold Cup Lassalle (Bon Mot), appartient à la même famille que Nononito (Nikos) et So French.

Juments. Deux juments ont marqué le palmarès de la grande épreuve ces dernières années. Tuneria (Tanerko) est la mère de Le Balafré (père de Polar Rochelais et père de mère de Bel la Vie) et la deuxième mère de Saint des Saints (le géniteur de Storm of Saintly). Feuille d’Automne (Crystal Palace) est la mère de Nononito (le père de Princesse d’Anjou) et la troisième mère de So French (Poliglote), lauréat en 2016. Pour retrouver l’histoire de Feuille d’Automne, publiée dans l’édition du 8 mars 2017, cliquez ici (lien : http://jourdegalop.com/2017/03/aux-origines-de-so-french-device-coup-de-coeur-inspire-de-benoit-gabeur/ ).

Récurrence. Plusieurs étalons apparaissent à plusieurs reprises dans les pedigrees des dix chevaux de notre étude. C’est le notamment le cas de Sicambre (5 fois), Tanerko (4 fois), Klairon (4 fois), Rheffic (3 fois), Cadoudal (3 fois) et Garde Royale (3 fois).

Race. Neuf des dix derniers gagnants sont des pur-sang anglais. Polar Rochelais, lauréat du Grand Steeple en 2010, est un AQPS de souche anglo-arabe.

Éleveur. Benoît Gabeur et son épouse sont les seuls éleveurs à l’origine de deux gagnants individuels parmi les dix derniers figurant au palmarès. Sans remonter jusqu’à la création de l’épreuve, on trouve plusieurs éleveurs ayant produit au moins deux lauréats différents : Jacques Cyprès (trois victoires), madame Georges Vuillard (deux gagnants), le haras des Coudraies (deux lauréats différents), Alexandre Berger (deux gagnants), Jean Stern, Georges Courtois, Marcel Le Baron-Dutacq…