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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE MOT DE LA FIN - Double standard

Autres informations / 02.05.2017

LE MOT DE LA FIN - Double standard

 

En France, pour la première fois en 2017, nous "la jouons comme Beckham" pour les Poules d’Essai. Nous faisons comme les Anglais en disputant les deux Grs1 sur deux journées différentes. Cela permet de créer un grand week-end de courses à Deauville. Ce qui est amusant, c’est que la course des Poulains a lieu le dimanche, comme clou du spectacle, et celle des Pouliches… le samedi. En Angleterre, les 2.000 Guinées ont lieu le samedi et les 1.000 Guinées… le dimanche. Or, outre-Manche, le grand jour de course est le samedi.

Les courses seraient donc comme la grammaire française : le masculin l’emporte sur le féminin. Les épreuves réservées aux poulains sont également plus dotées que celles pour les seules femelles ! Même pour les équidés, l’égalité salariale est loin d’être acquise.

Pourquoi de telles inégalités ? Peut-être parce que les classiques réservés aux mâles mettent en valeur de futurs étalons, un label connu de tous grâce aux noms que l’on retrouvera à de nombreuses reprises sur les programmes… Peut-être aussi qu’on ne se souvient pas des mêmes choses en fonction du sexe. On se rappelle du Gr1 perdu par un mâle quand, pour une femelle, c’est celui qu’elle a réussi à gagner qui fait date. Ce phénomène est transposable à notre société. On souligne souvent les réussites des femmes – comme si cela était marquant qu’une femme n’échoue pas – et les échecs des hommes, comme si ces derniers étaient condamnés à réussir. Les courses, c’est un monde en plus petit…

 

Photo : La Cressonnière, victime d’inégalité salariale ?