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Jour de Galop

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Le mot de la fin - Relance (Réforme, chapitre 4)

Autres informations / 14.05.2017

Le mot de la fin - Relance (Réforme, chapitre 4)

Depuis trois jours, nous parlons ici du projet de refonte des encouragements, sur lequel travaillent Édouard de Rothschild et Olivier Delloye après avoir consulté les associations professionnelles et avant de faire voter le Conseil d’administration de France Galop.

Nous avons employé à plusieurs reprises le mot "économies" mais pour nous, celui-ci n’occupe pas la place centrale dans la réforme à venir. Les économies ne sont pas "au centre" de cette réforme, au sens propre, car elles sont à son origine et à sa conclusion. Étant la cause et l’objectif final de la réforme, elles se tiendraient – si l’on devait faire un croquis – tout à gauche (passé) et tout à droite (futur) d’une ligne chronologique…

L’idéal, c’est que les économies ne soient pas non plus "au centre" de la réforme, cette fois au sens figuré du terme. Ce que nous voulons dire par là, c’est que le cœur de cette réforme ne doit pas être les économies mais une relance du galop français. Les économies sont une motivation contrainte et négative ; la relance est une motivation libre et positive ! On observe cette tendance dans des secteurs extrêmement variés. Citons le rapport entre santé et alimentation : « Vous voulez perdre du poids ? Ne mangez pas moins ; mangez mieux ! » nous disent désormais beaucoup d’experts.

Prenons un exemple. S’il faut toucher aux primes propriétaires, baissons celles accordées aux vieux chevaux mais à une seule condition : augmentons en parallèle celles accordées aux 2ans et aux 3ans. Ainsi, on associera économie et relance, en encourageant l’achat plus fréquent de chevaux "FR", donc un vrai cercle vertueux. Et cela profitera à tous. Car contrairement à une idée reçue (et) complètement fausse, les courses pour 2ans ne sont ni une affaire de gros propriétaires ou éleveurs, ni une affaire de Parisiens, ni une affaire d’étrangers. L’immense majorité des 2ans qui courent sur notre sol appartient à de petits propriétaires et est entraînée en régions !

La suite dans notre prochaine édition : "FR" (Réforme, chapitre 5).