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GRAND STEEPLE-CHASE DE PARIS J-2 - Thomas Gueguen : « Bipolaire, le cheval d’une carrière »

Courses / 18.05.2017

GRAND STEEPLE-CHASE DE PARIS J-2 - Thomas Gueguen : « Bipolaire, le cheval d’une carrière »

 

Mercredi soir, à quelques jours du Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) où il montera Bipolaire (Fragrant Mix), Thomas Gueguen a évoqué avec nous ce qui sera une grande première pour lui, quelques semaines après avoir gagné son premier Groupe.

Thomas Gueguen va participer à son premier Grand Steeple-Chase de Paris (Gr1) en selle sur Bipolaire (Fragrant Mix), pour son patron de toujours, François Nicolle. Un grand moment auquel il ne veut pas penser avant dimanche : «  Pour l’instant, j’essaye de ne pas trop y penser. Je n’ai pas envie de me mettre la pression. Je me rendrai vraiment compte que je participe au Grand Steeple lorsque j’arriverai aux courses. » Le jockey a cependant des raisons de dormir sur ses deux oreilles jusqu’à dimanche ! « La préparation de Bipolaire a été idéale. Il a gagné une préparatoire sans être à 100 %. Il est monté sur cette course. Il est plus beau que jamais et travaille très bien le matin. »

Bipolaire, le cheval d’une vie. Thomas Gueguen est le fidèle partenaire de Bipolaire. 4 des 6 succès du représentant de Jacques Détré, d'Edward Walsh, de François Seigneur et de Thierry Cyprès ont eu lieu avec Thomas. Une relation particulière existe donc avec le cheval et son jockey. Le genre de relation qui ne peut exister qu’en obstacle. « J’aurais été très, très déçu de ne pas le monter ! C’est mon cheval de cœur, le cheval d’une carrière. Je le monte depuis qu’il est arrivé à l’écurie. Je l’ai débuté en obstacle, et, à chaque fois que j’ai pu, lorsque je n’étais pas arrêté du fait des blessures, je lui ai été associé. Il m’a aussi permis de faire mon premier gagnant à Auteuil. C’est un cheval particulier pour moi. Un cheval très attachant, gentil, dont on n’a pas envie de se séparer. Il aime suivre les autres dans un parcours. Il est toujours monté en queue de peloton et a un gros finish. Il a de la tenue et ne consomme pas. Nous sommes assez confiants sur le fait qu’il puisse faire les 6.000m. »

Concernant ses ambitions, Thomas Gueguen est clair : « C’est une course d’obstacle et on court toujours pour gagner. L’objectif, ce n’est pas la deuxième place. Il y a un cheval qui a l’air de sortir du lot, So French (Poliglote), mais derrière, nous avons tous nos chances. Bipolaire est un gagnant, un vrai cheval de course avec un moteur tout neuf. »

Une première victoire de Groupe qui laisse un sentiment mitigé. Grâce à The Stomp (Layman), Thomas Gueguen a signé sa première victoire de Groupe dans le Prix Romati (Gr3) à Compiègne, le 27 avril dernier. Mais ce succès lui a laissé un sentiment partagé : « J’ai débuté The Stomp en haies, à Bordeaux, puis Jacques Ricou lui a été associé. Je l’ai récupéré par la suite. Sa victoire dans le Prix Romati a été un peu étrange pour moi. Gagner un Groupe à Compiègne ne procure pas, j’imagine, la même sensation qu’à Auteuil. C’était aussi particulier parce que c’est sur un parcours de steeple avec beaucoup de haies. Je n’ai pris conscience que j’avais gagné mon premier Groupe qu’en lisant la presse. J’étais fier et heureux cependant de gagner sous les couleurs de Jean-Claude Rouget qui est quelqu’un dans le monde des courses. »

L’objectif premier : la santé ! Pour durer dans le métier de jockey, il faut être constant dans ses résultats, et pour cela, un premier impératif : la santé ! Thomas n’a pas été épargné par les pépins et explique : « Mon premier objectif est de rester en bonne santé car j’ai souvent été freiné par des blessures. Mais j’ai la chance d’avoir un patron qui me soutient. Je veux travailler dans la continuité et essayer de gagner le maximum de courses. »

Ce patron qui le soutient l’a même orienté vers ce métier, pour lequel il n’était pas forcément prédestiné. Thomas Gueguen n’a pas, en effet, le C.V. classique des jockeys comme il nous l’a raconté : « J’étais gentleman-rider et devenir jockey était la suite logique. J’ai étudié pendant quatre ans après le bac, dans le domaine de la conception mécanique. Puis j’ai travaillé un an chez Zodiac. Mais j’étais tellement passionné que François Nicolle m’a dit que je devrais prendre ma licence. Au départ, je ne pensais pas monter en course. Cela fait six ans que je suis chez François Nicolle. »