PRIX DE CARTHAGE - HANNIBAL - H.H. SHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN

12.05.2017

PRIX DE CARTHAGE - HANNIBAL - H.H. SHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN

TOULOUSE (FR), 21 avril 2017

Gr. II PA, 4 ans et plus, 2 000 m, 35 000 €

KHATAAB MONTRE SON VRAI VISAGE

Khataab (Amer), le représentant d’Al Shaqab Racing, a décroché son deuxième Groupe sans forcer, dans le Prix Carthage Hannibal - H.H. Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan (Gr. II PA), se montrant au-dessus du lot.

L’épreuve a été animée par Prada T (Djendel) et Thabit (Munjiz), suivis de près par le futur lauréat et Mehdaaf Athbah (Amer). Au début de la ligne droite, Jérôme Cabre a sollicité Khataab. Une fois équilibré en pleine piste, ce dernier a nettement créé la différence. Pour sa rentrée, il passe le poteau en tête avec deux longueurs d’avance. Mehdaaf Athbah est deuxième. Meblsh (Amer) crée la surprise en décrochant la troisième place.

Sa plus belle victoire

Khataab n’avait jamais gagné avec autant de marge. Successivement proche troisième du Qatar Derby des Pur-Sang Arabes de 4 ans puis du President of the UAE Cup - UK Arabian Derby (Grs I PA), Khataab a remporté son premier Groupe fin octobre 2016, dans le French Arabian Breeders’ Challenge - Classic (Gr. II PA), à Toulouse. Son entraîneur, Thomas Fourcy, a déclaré : « Par le passé, j'ai eu quelques difficultés à l’avoir vraiment en forme. À présent, il semble au mieux et vieillit bien. Il a signé un bon passage dans la ligne droite, alors qu’il avait précédemment tendance à se reprendre un peu devant. C’est encourageant pour la suite. »

La famille de Djelfor

Khataab a été élevé par Alban de Mieulle, au haras du Grand Courgeon. Son propre frère, Djelamer (Amer), a remporté les Dubai International Arabian Stakes (L PA) à Duindigt. C’est un fils de Djelana (Al Sakbe). Entraînée par Jean-Pierre Totain, elle a remporté le Prix Nefta (Gr. II PA) à Toulouse et a pris des places dans de belles épreuves comme le Critérium des Pouliches (Gr. II PA), tout comme Djema (Manganate), la grand-mère de Khataab et propre sœur du remarquable reproducteur Djelfor (Manganate). Il s’agit de la famille des étalons Dan Music (Crowned Music) et Dearling (Iris Noir). C’est aussi la souche des lauréats de Groupe I PA Al Anood (Amer), Dhemis (Dahman El Arami), Djainka des Forges (Kerbella) et Danzinon (Nuits St Georges).

   Shabab
  Wafi 
   Sarhah
 Amer  
   Lahoom
  Bushra 
   Rahifa
KHATAAB (M5)   
   Kesberoy
  Al Sakbe FR 
   Morgane de Piboul
 Djelana  
   Manganate
  Djema 
   Djebella II

HANNIBAL - H.H. SHEIKH ZAYED BIN SULTAN AL NAHYAN

Gr. II PA - 4 ans et au-dessus - 35 000 € - 2 000 m

1er      KHATAAB (60) M5

Amer & Djelana

Pr. : Al Shaqab Racing

El. : Alban de Mieulle

Ent. : T. Fourcy

  1. : J. Cabre

2e        MEHDAAF ATHBAH (60) M5

Amer & Keen Game

Pr. & El. : Athbah Stud Limited

Ent. : P. Sogorb

  1. : J.-B. Eyquem

3e        MEBLSH (60) M5

Amer & Nyriad

Pr. & El. : Al Shaqab Racing

Ent. : T. Fourcy

  1. : J. Augé

Autre(s) partant(s) dans l'ordre d'arrivée : Prada T, Thabit, Worood, Metrag, Amjad Al Aziz & Beyssac. Tous couru (9). (Turf) Bon. 2'13"72. Écarts : 2 - 3/4 - 1 1/4.

LA MONTÉE EN PUISSANCE DES ÉCURIES ROYALES D’OMAN

Les Écuries Royales d’Oman et l’agence FBA organisaient le 29 avril une réception sur l’hippodrome de Toulouse. L’entité omanaise est l’une des plus jeunes écuries en France chez les pur-sang arabes. Et pourtant, les résultats ont rapidement été au rendez-vous : au dernier classement des propriétaires, l'écurie termine à la deuxième place. Jean-Pierre Deroubaix, racing manager et conseiller de l’écurie omanaise, nous a accordé un entretien.

Avec seulement deux générations en piste, l’élevage des écuries Royales a déjà donné quatre black types en France. Jean-Pierre Deroubaix nous a confié : « Sa Majesté le sultan Qaboos est passionné par le cheval et il agit de manière à mettre en valeur ce patrimoine national. Le général Abdulrazak Alshahwarzi est le patron de l'Écurie Royale. Ils sont les instigateurs du développement des activités liées au cheval dans le pays. À l’international, Anne-Sophie Yoh Benet et Aurélie Duverger sont chargées de la gestion au quotidien des activités des Écuries Royales. L’activité a débuté il y a huit ans avec l’achat de quelques juments et des chevaux clés en main. Petit à petit, l’effectif est monté en gamme. Les meilleures souches françaises ont progressivement intégré l’élevage qui compte également des familles tunisiennes et russes. Si nous n’avons pas peur d’envoyer une jument qui a déjà donné un bon cheval à un jeune étalon, les poulinières qui débutent leur carrière vont à des reproducteurs confirmés. »

 

Une première réussie dans l’étalonnage

Le premier étalon des Écuries Royales, Josco du Cayrou (Munjiz), réalise l’un des meilleurs débuts de carrière du parc étalon français. Jean-Pierre Deroubaix nous a expliqué : « Josco du Cayrou a été très bien accueilli par les éleveurs. Il fait partie des achats clés en mains. Le cheval a gagné un Groupe I et a confirmé. C’est le fils d’un étalon très recherché, Munjiz, dont le prix de saillie est inaccessible pour beaucoup d’éleveurs. Ils reportent donc leur choix sur ses fils, comme "Josco". En France, la première année, il a sailli cinquante juments et soixante-trois la deuxième année. Pour fabriquer un étalon, il est important qu’il saillisse un large panel de juments. Les Écuries Royales d’Oman ont dès le départ soutenu l’étalon en lui confiant de très bonnes mères. C’est un cheval assez grand qui transmet du modèle. »

 

Une concurrence toujours plus forte en France

Alors que le marché devient de plus en plus fort sur les bons sujets, les Écuries Royales d’Oman développent leur propre élevage. Jean-Pierre Deroubaix nous dit : « Aujourd’hui la concurrence s’est beaucoup renforcée, en France, chez les pur-sang arabes. Pour les chevaux à l’entraînement comme pour les sujets d’élevage, il y a aujourd’hui beaucoup d’acheteurs, qui plus est avec des budgets très importants quand la qualité est là. C’est difficile de lutter contre les plus grosses écuries. Les Écuries Royales d’Oman achètent, mais avec un budget raisonnable. Ces transactions ont permis aux éleveurs français de réinvestir, pour ceux qui ont souhaité le faire. En 2016, les Écuries Royales ont fait saillir quarante juments de course en Europe. Nous avons réduit le nombre à vingt-sept cette année. Certaines vieilles poulinières sont parties à la retraite. D’autres ont déçu et elles n’ont pas été gardées. Au total, nous avons une centaine de galopeurs, des foals jusqu’aux chevaux à l’entraînement. Les Écuries Royales d’Oman élèvent aussi des chevaux d’endurance et de show. »

Un peuple passionné par les courses

« Il y a une dizaine d’année, à Oman, les courses se résumaient à six ou sept casaques qui s’affrontaient en piste, par exemple la police contre l’armée, mais les chevaux appartenaient tous au Sultan. Les Omanais ont ensuite pris conscience qu'il est possible de faire connaître son pays grâce au cheval, ce que les Maktoum ont appliqué à une époque. Au départ, le développement des courses s’est concentré sur les pur-sang arabes. En voyageant, les Omanais ont commencé à s’intéresser également au pur-sang anglais. Il y une réelle passion locale pour le cheval et toute ses utilisations. Les autorités locales ont progressivement autorisé les particuliers à faire courir leurs propres galopeurs. »

L’ouverture vers le pur-sang anglais

« Cette activité hippique a fait progresser le niveau local, aussi bien chez les jockeys que chez les entraîneurs. Les courses à Oman sont un peu victimes de leur succès. Il y a neuf épreuves par réunion avec seize concurrents par course et malgré cela il y a des éliminés. La moitié des chevaux à l’entraînement dans le pays sont des pur-sang anglais. Au départ, ils étaient surtout acquis au Qatar ou aux Émirats Arabes Unis, parmi les chevaux dont les grandes écuries voulaient se séparer. Mais à présent les choses changent. Les Omanais achètent beaucoup en France, aux enchères comme à l’amiable, dans une fourchette allant de 40 000 à 50 000 euros. De son côté, l'Écurie Royale m’a aussi demandé de l’accompagner dans l’univers du pur-sang anglais. Ils avaient dans un premier temps placé des chevaux à l’entraînement à Dubaï pour le meeting d’hiver, mais désormais, il y en a aussi en France et en Angleterre. C’est quelque chose de neuf qui s’installe petit à petit. »

 

Les meilleurs représentants des Écuries Royales d’Oman

Al Karama Monlau - 2e du Prix Nevada II (Gr. III PA)

Al Mouhannad - triple lauréate des Jebel Ali Racecourse Za’abeel International Stakes (Gr. I PA).

Alsaker - Qatar Derby des Pur-Sang Arabes de 4ans (Gr. I PA)

Djaikiri Safinat - Prix Nevada II (Gr. III PA)

Djet Taouy - Shadwell Dubai International Stakes (Gr. I PA) et The President of the UAE Cup (Gr. I PA)

Josco du Cayrou - Al Rayyan Cup (Gr. I PA)

Myra de Monlau - 3e du Prix Nefta (Gr. II PA)

Nuage Al Maury - 3e du Prix Damas (Gr. III PA)

Shalambo - Prix Nevadour (Gr. III PA)

Samima - Qatar Cup Prix Dragon (Gr. I PA)

Sylvine Al Maury - Qatar Total Arabian Trophy des Juments, Doha Cup et Dubai Duty Free Hatta International Stakes (Grs I PA)

Vahess du Croate - Prix de l’Élevage (Gr. II PA)

Vulcain du Clos - 3e de l’International Ifahr Trophy (Gr. II PA)

Les meilleurs élèves des Écuries Royales d’Oman

Fawarah (femelle par Dahess et une mère par Njewman) - 2e du Shadwell - Véronique Briat - Prix Razzia III (Gr. III PA)

Karimah (femelle par Munjiz et une mère par Tidjani) - French Arabian Breeders' Challenge des Pouliches (Gr. II PA)

Nafees (mâle par Azadi et une mère par Njewman) - French Arabian Breeders' Challenge des Poulains (Gr. II PA)

Worood (femelle par Akbar et une mère par Kerbella) - Prix Nevadour (Gr. III PA)