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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

PRIX FERDINAND DUFAURE (GR1)  Nicolle devant Nicolle, Macaire devant Macaire

Courses / 21.05.2017

PRIX FERDINAND DUFAURE (GR1) Nicolle devant Nicolle, Macaire devant Macaire

AUTEUIL, DIMANCHE

 

En l’absence d’Edward d’Argent (Martaline), le Prix Ferdinand Dufaure (Gr1) était très ouvert. Et c’est François Nicolle qui est le grand gagnant de ce Gr1, le troisième de sa carrière. Une arrivée malgré tout pleine de suspense pour l’entraîneur, qui a assisté sur le plat à un magnifique mano a mano entre ses deux pensionnaires, Srelighonn (Martaline) et Dalia Grandchamp XX (Kapgarde). C’est finalement le poulain qui a eu le dernier mot, au balancier et d’une courte tête, sur la pouliche. C’est un nouveau succès pour les couleurs de Simon Munir – malgré l’absence d’Edward d’Argent –, qui a signé un week-end du Grand Steeple de toute beauté avec notamment un coup de quatre lors de la réunion du samedi.

Derrière, à sept longueurs, on a assisté à un autre mano a mano, cette fois entre les deux pensionnaires de Guillaume Macaire, qui portaient aussi les couleurs Munir et Papot. C’est finalement Burn Out XX (Saddler Maker) qui a pris un nez à Darling des Bordes (Balko).

 

De futurs cracks. François Nicolle n’avait plus beaucoup de voix après la course mais il affichait un grand sourire, surtout après un samedi décrit par l’entraîneur comme « une journée de merde ». L’entraîneur marche sur l’eau actuellement et, après les victoires de De Bon Cœur (Vision d’État) et d'Alex de Larredya (Crillon) à l’automne dernier, il ajoute un nouveau Gr1 à son escarcelle. Le royannais nous a dit : « Ce sont deux très bons chevaux et je pense qu’ils seront encore mieux à l’automne, avec le terrain lourd. Dans des arrivées comme celles-là, c’est une question de condition physique et aussi de foulées. Cela s’est joué à cela. Mentalement, Dalia Grandchamp a pris beaucoup de maturité. J’étais chaud avant la course, mais je pensais que c’était elle qui allait gagner car j’ai eu l’impression que Srelighonn avait pris plus dur en dernier lieu. Ce sont deux futurs cracks. »

Deux futurs cracks en progrès, mais peut-être aussi aidés ce dimanche par l’absence d’Edward d’Argent, qui aurait été le grandissime favori de la course. François Nicolle nous a dit : « Lors de la course d’Edward d’Argent la dernière fois, je me suis dit que je pourrais le battre. Cependant, tout cela est compliqué et c’est dommage qu’Edward d’Argent n’ait pas été là aujourd’hui. Cela ne fait plaisir à personne, pas même à ses adversaires. Les courses et les hippodromes ont besoin de cracks. Srelighonn et Dalia Grandchamp sont deux très bons chevaux, encore jeunes. »

Les origines de Srelighonn. Gaëtan Trottin, éleveur de Srelighonn (écurie Pégase), nous a raconté les origines de Srelighonn : « Nous avons quatre poulinières. Nous avions choisi Martaline pour Eliga (Turgeon), sa mère, car j’ai déjà eu un produit de cet étalon qui était beau et bon. Eliga est issue de Turgeon et j’étais allé à cet étalon car Henri Devin est un de mes amis. Quand j’étais enfant, après le collège, nous allions faire des ballades au haras du Mesnil et, je m’étais toujours dit que j’utiliserai un étalon de ce haras. Eliga est suitée d’une propre sœur de Srelighonn. Cette année, Eliga ira à Montmartre. »

Burn Out et Darling des Bordes se comportent bien. Il y a eu les deux pensionnaires de François Nicolle et les autres dans ce Prix Ferdinand Dufaure. Mais les deux pensionnaires de Guillaume Macaire se comportent bien, avec une mention toute spéciale pour Darling des Bordes. Ce dernier est quatrième mais il ne s’agissait que de sa deuxième sortie sur le steeple d’Auteuil, et avec l’automne et l’allongement de la distance, il devrait pleinement se révéler. Guillaume Macaire nous a dit : « Burn Out et Darling des Bordes ont bien couru. Ce n'était pas évident car ils couraient pour la première fois dans un Groupe. Les deux ont fait la même valeur. Ils seront mieux en terrain souple. Aujourd'hui, les cartes ont été rebattues. Je devais avoir Edward d'Argent, mais nous avons dû changer nos plans. »

Une belle famille de sauteurs. Élevé par l’écurie Pégase, comme sa mère, Eliga (Turgeon), Srelighonn est un fils de Martaline, étalon au haras de Montaigu. Sa mère a été une très bonne jument, remportant le Prix André Michel (Gr3) et se classant troisième d’un Prix Bournosienne (Gr3). Srelighonn est, pour le moment, son meilleur produit, étant le seul à avoir couru. La deuxième mère, Kadalkote (Kadalko), est placée en obstacle. C’est une sœur de Tataniano (Sassanian), gagnant du Maghull Novices’ Chase (Gr1). On retrouve du black type à tous les étages en obstacle dans le pedigree de Srelighonn, puisque la quatrième mère a donné Madalka (Cadoudal), lauréate notamment du Prix Maurice Gillois (Gr1).