Le cheikh Mohammed Al Maktoum : une révolution longue de quarante ans

Courses - International - Élevage / 19.06.2017

Le cheikh Mohammed Al Maktoum : une révolution longue de quarante ans

ROYAL ASCOT (GB), MARDI

Il y a quarante ans, à Brighton, le lundi 20 juin 1977, les photographes étaient absents. Pour un petit meeting en début de semaine, après la grande fête de Royal Ascot, cela ne valait pas le coup de se déplacer. C’était pourtant un rendez-vous avec l’histoire. Ce jour-là, Hatta (Realm), une petite pouliche de 2ans, est devenue la première gagnante d’un jeune propriétaire qui venait de Dubaï, un point sur la carte des pays du Golfe : le cheikh Mohammed bin Rashid Al Maktoum.

Les casaques ont changé, le galop et Dubaï aussi. Le cheikh Mohammed est à l'origine d'une vraie révolution dans le petit monde du galop, que ce soit dans l’élevage ou dans les courses. Il a inventé le Dubai Carnival alors que les turfistes étaient obligés de se mettre en mode hibernation ou de se convertir à la religion de l’obstacle pendant l’hiver. Il a développé la navette des étalons et la navette à l’envers, il a bâti une entreprise d’élevage énorme, sur trois continents, et tout cela sans être un vrai professionnel.

Le cheikh Mohammed a 65 chevaux différents engagés dans 22 des 30 courses de Royal Ascot. Une invasion ou plutôt le signal d’une présence incontournable pour le galop en Angleterre. C’est beaucoup, peut-être trop, parce que pour un petit propriétaire, trouver deux ou trois Godolphin dans un maiden sur la P.S.F. n’est pas encourageant.

Le galop, dans le monde et en Angleterre, a plus changé pendant les quarante dernières années que dans les deux siècles précédents. Rien n’est plus comme avant, au point que l’on peut parler du galop avant le cheikh Mohammed et le galop après le cheikh Mohammed. Tout avait commencé il y a quarante ans, presque incognito, avec Hatta, une petite pouliche de 2ans…