Le mot de la fin : dress-code

Autres informations / 16.06.2017

Le mot de la fin : dress-code

Le mot de la fin : dress-code

Faut-il abolir le sacro-saint dress code des hippodromes ? Nous assistons à une véritable rébellion en Grande-Bretagne, ponctuée de virulents affrontements, entre les "pour" et les "anti"… Le débat a pris ses racines dès Cheltenham, à la suite d’une colonne où un acteur des courses dénonçait les personnes osant se présenter à Prestbury Park sans l’habillement traditionnel de ce meeting (le tweed). Les réseaux sociaux ont amplifié le sujet, qui s’était calmé, mais est reparti de plus belle ces derniers jours…

C’est désormais la cravate qui en prend pour son grade ! L’histoire a été relancée récemment "à cause" du jockey George Baker. Blessé à Saint-Moritz, il faisait son retour sur un hippodrome, à Goodwood, et a failli être refoulé des balances de l’hippodrome car il n’avait pas de cravate. L’affaire a donc jeté de l’huile sur le feu. Certains voient dans le dress code strict un manque de modernisme qui pourrait freiner l’envie d’un nouveau public de venir sur les hippodromes, car cela serait ringard. D’autres rétorquent que cela relève d’une longue tradition qu’il faut donc poursuivre, car elle fait partie de l’image des courses.

Il y a certainement un juste milieu à trouver entre les deux points de vue, comme sur les hippodromes de galop français où, hormis lors des grandes journées, tout le monde ne s’étouffe pas avec une cravate, mais ne se balade pas non plus en jogging. Les courses sont aussi synonymes d’une certaine élégance, peut-être surannée, mais qui en fait le charme. Son image d’Épinal. Le Prix de Diane Longines est le Prix de Diane Longines grâce aussi à son aspect mode. Il en va de même pour Royal Ascot, qui se modernise tant bien que mal en autorisant cette année les "combi pantalons" par exemple. Les grandes courses sans dress code, ce serait comme la reine d’Angleterre sans chapeau lors des grandes occasions…