Le mot de la fin : Médiatisation

Autres informations / 30.06.2017

Le mot de la fin : Médiatisation

Le mot de la fin : Médiatisation

Lorsque France Galop a lancé la décharge pour les femmes jockeys, les réactions dans l’ensemble du monde hippique ont été assez fortes, qu’elles aient été positives (ce qui était plutôt minoritaire) ou négatives (et véhémentes). Parce que la France impliquait ainsi que la femme n’était pas l’égale de l’homme. Un certain nombre de réactions négatives sont arrivées de nos voisins anglais – hommes ou femmes.

Il y a donc comme une ironie à ce que la presse britannique se soit massivement fait l’écho de la suspension récente de Michelle Payne, la première femme à avoir gagné la Melbourne Cup. Les autorités australiennes l’ont mise à pied après qu’elle a été contrôlée positive à une substance prohibée. Avec l’écho constaté dans la presse, on aurait pu s’attendre à ce que ce soit un cas extrêmement grave. Mais Michelle Payne a en fait écopé de quatre semaines pour avoir pris… un coupe-faim, en traitement de problèmes de santé résultant d’une vilaine chute. Michelle Payne assume son erreur. Mais un jockey masculin, basé en Australie et gagnant de la Melbourne Cup, aurait-il eu un tel écho en Europe pour une sanction similaire ? Probablement pas. Aurait-il dû se justifier dans un communiqué de presse ? On peut en douter. La femme jockey reste surmédiatisée partout dans le monde par rapport à l’homme, de Josephine Gordon à Royal Ascot en passant par Maryline Eon dans le Prix de Diane Longines… Et cela est révélateur.