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HISTOIRES, HISTOIRES… - Le Qipco Prix du Jockey Club en dix mots clés (2/2)

Courses / 03.06.2017

HISTOIRES, HISTOIRES… - Le Qipco Prix du Jockey Club en dix mots clés (2/2)

HISTOIRES, HISTOIRES…

Le Qipco Prix du Jockey Club en dix mots clés (2/2)

Ce dimanche, Chantilly accueille la 13e édition du Qipco Prix du Jockey Club dans sa version sur 2.100m. De Shamardal à Almanzor, les douze dernières éditions sont passées au crible et réparties en dix mots clés. [Partie 2/2]

Xavier Bougon a consacré toute sa vie aux courses, cultivant sa passion pour l’histoire de notre sport, en complément de ses activités professionnelles dans le cadre de l’Institution. Depuis le mois de janvier 2016, il vous propose une rubrique régulière consacrée à l’histoire des courses.

Dix des douze lauréats du Jockey Club sur 2.100m sont au haras. Les deux autres, The Grey Gatsby (Mastercraftsman) et Almanzor (Wootton Bassett), sont encore à l’entraînement. Six ont des produits âgés de 3ans ou plus. Quatre d’entre eux officient à 25.000 € la saillie ou plus, après avoir donné au moins deux lauréats de Gr1. Shamardal (édition 2005) a, dès sa première année de monte, sorti un gagnant du Jockey Club, Lope de Vega (édition 2014). Ce dernier compte déjà quatre lauréats de Gr1 dans sa production et est à son tour devenu un étalon recherché. Lawman (édition 2007) a donné cinq gagnants de Gr1, dont deux classiques. Dans le Jockey Club 2017, il sera représenté par son fils Be my Sheriff. Ce poulain va tenter d’être le premier allemand à gagner le Derby français. Le Havre (édition 2009) est, à l’heure actuelle, l’un des meilleurs étalons stationnés en France et compte deux classiques, Avenir Certain et La Cressonnière, dans sa production.

Deux des douze derniers gagnants de la Poule d’Essai des Poulains ont confirmé dans le Jockey Club : Shamardal (Giant’s Causeway) et Lope de Vega (Shamardal). Par ailleurs, le podium de la Poule a donné trois autres vainqueurs à Chantilly (Le Havre, Intello et New Bay) et deux placés (Westphalia et Dicton). La moitié des douze gagnants de la Poule ont préféré rester sur le mile en allant à Royal Ascot pour les St James’s Palace Stakes. Quatre autres vainqueurs à Longchamp ont tenté le doublé, mais sans résultat notoire à Chantilly.

Shamardal est le premier vainqueur du Prix du Jockey Club nouvelle version. À 2ans, il avait remporté les Dewhurst Stakes (Gr1). Il n’a ensuite été que l’ombre de lui-même dans le Derby des Émirats (1.800m), à la fin du mois de mars. Après ses succès à Longchamp et à Chantilly, Shamardal a pris la direction de York pour le meeting royal (Ascot étant en travaux). Il s’est imposé facilement dans les St James’s Palace Stakes.

Le Sarthois Éric Libaud restera dans les annales en étant le premier entraîneur de province à gagner le Jockey Club après-guerre. Il avait acheté, avec Jacques Détré, Vision d’État lors de la vente d’hiver à Deauville. Comme son père, Chichicastenango, un gagnant du Grand Prix de Paris (sur 2.000m), il a été élevé par Gaëtan Gilles. Vainqueur du Prix de Suresnes sur 2.000m (L) à Chantilly, Vision d’État est arrivé invaincu sur le Jockey Club. Son invincibilité s’est confirmée à l’automne dans le Prix Niel. À son palmarès, il a épinglé trois autres Grs1, le Prix Ganay (seul vainqueur provincial), les Prince’s of Wales Stakes et la Hong Kong Cup. Sa production se distingue en obstacle.

Certains lauréats ont remporté le Jockey Club pour leur première tentative au niveau black-type. C’est le cas de Darsi (Polish Precedent). On ne peut pas dire que le chemin qu’il a emprunté soit le plus direct : une préparatoire à Chantilly sur 2.500m. Sa carrière s’est terminée deux mois plus tard en prenant une méritoire cinquième place dans l’Irish Derby de Dylan Thomas (Danehill). Reliable Man, inédit à 2 ans, est arrivé invaincu sur le Jockey Club, sans avoir couru au niveau black-type. Dalakhani et Darshaan, son père et son père de père, ont gagné le derby français sur 2.400m. Sadler’s Wells, son père de mère, avait terminé sur les talons de Darshaan lors de l’édition 1984. Reliable Man s’est ensuite classé troisième du Grand Prix de Paris de Méandre (Slickly). À l’automne, il a gagné le Prix Niel avant d’échouer, comme tant d’autres, dans le Prix de l’Arc de Triomphe de Danedream (Lomitas).