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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

EN RÉGION - Sports nautiques et sports hippiques se côtoient sur la plage de Plestin-les-Grèves

Courses / 26.07.2017

EN RÉGION - Sports nautiques et sports hippiques se côtoient sur la plage de Plestin-les-Grèves

 

À Plestin-les-Grèves, une fois par an, la plage de Saint-Efflam se transforme en hippodrome le temps d’une journée. En 2017, l’hippodrome éphémère posera ses valises dans la baie de Lannion, dimanche 30 juillet. La réunion accueillera cinq courses de trot et trois courses de plat. Le président de cet hippodrome marin, René Éléouet, nous a livré les secrets de son champ de course sur sable.

Jour de Galop. – Comment réussissez-vous à transformer une plage en hippodrome ?

René Éléouet - Traditionnellement, la plage est un lieu de promenade, de baignade et de sport nautique. À Plestin-les-Grèves, en fonction du coefficient et de l’heure de la marée, la plage se transforme en hippodrome éphémère avec une piste de plat et de trot de 1.200m, corde à droite. Nous mettons en place les structures, petit à petit, cinq jours avant l’événement. Nous commençons par poser les installations en haut de la plage. Le tracé de la piste ne peut être effectué que le samedi, quand la mer est au plus bas.

Votre hippodrome éphémère comporte-t-il toutes les zones d’un hippodrome en dur ?

Nous reproduisons toutes les enceintes clés d’un hippodrome en dur, c’est-à-dire du rond de présentation aux balances, en passant par les tribunes, la tour des commentateurs, photographes et caméramans mais aussi des guichets P.M.H. au nombre de treize. Nous délimitons la piste par des piquets tous les 80m environ, et sur la ligne d’en face c’est naturellement la mer qui limite la largeur de la piste.

Comment fonctionnez-vous ?

Toute la préparation des courses de dimanche se fait grâce à la bonne volonté d’une centaine de bénévoles, grâce aux commerçants qui font de la publicité mais aussi grâce à la municipalité de Plestin-les-Grèves qui, au-delà de la subvention qu'elle accorde à cette occasion, apporte l'aide du personnel communal et le prêt du matériel. Les jours précédant l'événement, la plage devient une vraie ruche bourdonnante pour pouvoir tout installer et accueillir les chevaux, les propriétaires et les spectateurs dans les meilleures conditions.

Organisez-vous un challenge interhippodromes marins ?

Nous sommes quatre hippodromes marins en France à courir entre le mois de mai et août. Jullouville, dans la baie du Mont-Saint-Michel, a couru le 28 mai, Plestin-les Grèves, dans la baie de Lannion, nous courons dimanche 30 juillet, Ploubalay-Lancieux, dans la baie de Dinard, court le 27 août, et Plouescat, dans la baie du Kernic, a deux journées de courses les 2 et 3 août. Grâce à ces 5 réunions, nous avons mis en place en 2008 le Trophée des plages. Il concerne uniquement les trotteurs.

Organisez-vous d’autres animations sur la plage en plus des courses ?

En plus des courses sur la plage, visibles aux yeux de tous et qui sont un vrai spectacle en soi, nous organisons un spectacle équestre dans le rond de présentation. Julia Martin y fera évoluer des chevaux en liberté vers 14 heures et 18 heures.

Et pour les enfants ?

La fête des courses propose aux enfants plusieurs animations gratuites, tout l’après-midi. Il est possible de faire une promenade à poney le long de la dune, de se faire maquiller, de profiter des structures gonflables et de participer au jeu du petit pronostiqueur.

Le public est-il au rendez-vous ?

Cela dépend des années, mais nous oscillons en général entre 2.000 et 3.000 personnes.

Quel est l’avantage de courir sur la plage ?

Au-delà du fait qu’il s’agisse d’un hippodrome éphémère, il donne surtout une visibilité énorme aux courses. Tout le monde s’arrête pour regarder un cheval marcher sur la plage, alors un peloton lancé au galop, ça n’a pas tout à fait la même allure. Les courses se déroulent dans une baie, ce qui fait résonner d’autant plus le bruit des sabots sur le sable. Mon meilleur souvenir est celui d’une journée de courses brumeuse où l’on entendait seulement les chevaux arriver et surgir d’un coup de la brume. C’était splendide !