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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Un 15 août pas férié pour tout le monde

Courses / 09.08.2017

Un 15 août pas férié pour tout le monde

Un 15 août pas férié pour tout le monde

Par Adeline Gombaud

 

« On devrait passer un bon 15 août. » Il n’est pas encore 7 h, ce mercredi matin à Deauville, et Jean-Claude Rouget a le sourire. Ses deux champions, Almanzor (Wootton Bassett) et Brametot (Rajsaman), viennent d’effectuer leur dernier travail en vue de leurs courses du 15 août, le Prix Gontaut-Biron Hong Kong Jockey-Club (Gr3) pour l’aîné, le Prix Guillaume d’Ornano – Haras du Logis Saint-Germain (Gr2) pour l’autre.

Deux chevaux de cette qualité sur le gazon, forcément, cela attire du monde. En plus de l’entraîneur et des deux pilotes, Christophe Soumillon et Cristian Demuro, un groupe d’une dizaine de personnes a suivi le galop : Gérard Augustin-Normand, Marc et Nicolas de Chambure, Bruno Barbereau, Pierre-Alain Chereau… Tous ont pu ensuite aller prendre leur petit déjeuner sereinement : Almanzor et Brametot sont bien, très bien même. Les deux champions étaient accompagnés par Zafiro et Hugo Journiac pour leur travail. Enfin, accompagnés au début, car le leader (valeur 43 tout de même) n’a pu les suivre dans la ligne droite. Un galop d’entretien pourtant, qu’ils ont fini sur la main, sans tout leur demander.

 

On retrouve le vrai Almanzor. Le boss est content : « Nous sommes en fin de préparation. C’était le dernier travail avant le 15 août. À six jours, c’est bien. On retrouve l’Almanzor de l’an dernier. À Clairefontaine, quand il avait galopé, il y a un mois, le cheval était encore un peu gros et rouillé, ce qui était parfaitement normal compte tenu des circonstances. Depuis six semaines, il n’y a pas eu de contretemps. Nous en avons eu assez avant ! Le cheval est plus fluide, plus léger. Il a perdu du poids. C’est très dur de les retrouver… Brametot, lui, est égal à lui-même. » Rappelons qu’Almanzor n’a pas couru depuis son succès dans les Champion Stakes (Gr1), le 15 octobre dernier. Sa rentrée a été différée en raison du virus qui a touché l’un des barns de Jean-Claude Rouget, puis de petits problèmes physiques.

Il n’est pas fréquent que deux chevaux de cette qualité travaillent ensemble. Mais il n’est pas facile non plus de trouver des leaders pour aller avec chacun d’eux ! Jean-Claude Rouget explique : « Ce n’est pas l’idéal de les travailler ensemble, bien entendu, mais nous n’avons pas assez de leaders… Nous avons fait attention à ne pas les mettre tête à tête pendant tout le galop ; seulement les 100 derniers mètres. Les deux sont assez différents. Almanzor est très relax, l’autre aussi, mais il enclenche une fois le galop terminé ! Comme en course d’ailleurs, où l’on a du mal à l’arrêter après le poteau… »

 

Pour voir la vidéo du travail : https://www.youtube.com/watch?v=c_pefBPta-Y

 

Brametot, le vrai droitier. Almanzor et Brametot ont fait connaissance le matin. Mais quand vont-ils se mesurer en compétition ? Les deux sont engagés dans les Irish Champion Stakes, à Leopardstown, le 9 septembre. Mais Jean-Claude Rouget modère : « Brametot corde à gauche, ce n’est pas un coup sûr. C’est un cheval quand même très droitier. Donc, Leopardstown, ça serait plutôt Almanzor s’il gagne bien mardi. J’ai aussi engagé les deux à Ascot, dans les Champion Stakes, et dans l’Arc de Triomphe… Il y en a des courses ! Almanzor, c’est bien qu’il soit frais. Il va arriver bien sûr des chevaux peut-être un peu fatigués de la saison. Cela sera un atout. Ce que l’on a perdu en début d’année, on peut le récupérer à l’automne si tout va bien. Les 2.400m pour Brametot ? Cela ne sera pas du tout un problème. S’il ne va pas à Leopardstown, le Niel est une possibilité pour préparer l’Arc. C’est à trois semaines, un délai qui serait court s’il y avait le déplacement depuis Pau, mais comme les chevaux sont à Deauville, nous n’avons plus ce problème. »