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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Après La Cauvinière, il faut dire Montfort & Préaux

Élevage / 03.08.2017

Après La Cauvinière, il faut dire Montfort & Préaux

Le haras normand, rendu célèbre par Le Havre, Avenir Certain, La Cressonnière et Rajsaman (père de Brametot, qui prépare l'Arc 2017), change de nom. Depuis le 1er août, il faudra parler du haras de Montfort & Préaux. Sylvain Vidal nous explique pourquoi.

Jour de Galop. – Comment avez-vous été conduit à changer le nom de votre entité ?

Sylvain Vidal. – Ma femme, Élisabeth, et moi avons divorcé. Elle va continuer à élever, pour son compte personnel, sur les 35 hectares de sa famille, qui constituaient historiquement le haras de La Cauvinière. J’ai repris la majorité du haras que nous avons développé au cours des douze dernières années sous le nom de "La Cauvinière" : en particulier l'annexe où sont élevés tous nos yearlings, ainsi que la cour où sont stationnés nos étalons Le Havre, Rajsaman et Air Chief Marshal. Cette cour, avant que nous l’achetions, c’était le haras de Montfort. Elle va donc retrouver son nom d’origine…

… auquel vous allez associer le nom de Préaux. 

Oui, car nos deux activités d’étalonnage et d’élevage se situent sur les terres de deux anciens haras : l’étalonnage au haras de Montfort et l’élevage au haras de Préaux. Notre nouveau nom "Montfort & Préaux" raconte bien cette histoire. Et puis il y a aussi, pour moi, un côté sentimental, car j’avais tissé au cours des dernières années des liens forts avec Jean-Louis Lucas, le propriétaire de Préaux. Conserver le nom de son haras est une forme d’hommage. Préaux est une terre exceptionnelle, qui a donné énormément de gagnants et plusieurs champions ; je ne pouvais pas l’oublier.

Combien d’hectares aurez-vous au total ?

Nous allons nous étendre sur 200 hectares, dont 160 en pleine propriété. Pour tous nos clients et visiteurs, rien ne changera. Chaque activité sera toujours à la même place, sauf l’annexe de poulinage, qui était basée sur l’emprise historique de La Cauvinière et sera désormais à Préaux. En fait, rien ne change, si ce n’est que nous allons gagner 30 hectares dans l’opération et que notre nom sera différent. J'ai conservé tout le personnel et le management reste le même.

Comment ont réagi vos différents clients ?

Très bien. Gérard Augustin-Normand en tête : c’est mon partenaire privilégié, avec lequel je suis associé dans les étalons, les juments et les chevaux de course. Il a beaucoup investi dans le haras et m’a permis de m’agrandir. Il est très fidèle, comme d’ailleurs tous nos clients. Nous sommes d’ailleurs prêts, maintenant que nous avons grandi, à en accueillir de nouveaux, en nous occupant de leurs juments à l’année.

Votre nouveau logo reprend les tons rouge et vert qui étaient ceux de La Cauvinière. N’avez-vous pas été tenté de partir sur une nouvelle piste ?

Non, car je suis très attaché à ces deux couleurs : je viens d’ailleurs d’être agréé comme propriétaire à France Galop, et j’ai choisi une casaque verte et rouge. Je voulais aussi, évidemment, assurer une continuité graphique avec La Cauvinière. Il faut amortir le choc (rires) !