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Jour de Galop

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HISTOIRE, HISTOIRES…   - Signs of Blessing veut imiter Marchand d’Or et Moonlight Cloud

Courses / 05.08.2017

HISTOIRE, HISTOIRES… - Signs of Blessing veut imiter Marchand d’Or et Moonlight Cloud

HISTOIRE, HISTOIRES…

 

 

Signs of Blessing veut imiter Marchand d’Or et Moonlight Cloud

 

Signs of Blessing (Invincible Spirit) a gagné le Prix Maurice de Gheest (Gr1) en 2016 dans un superbe style. Il sera en piste ce dimanche. En cas de succès, il sera le sixième cheval de l’histoire à réussir à gagner cette épreuve à plusieurs reprises.

 

Des conditions de course qui ont évolué. Le Prix Maurice de Gheest a été promu Gr1 en 1995. Il fête donc cette année son 23e anniversaire à ce niveau. Créé en 1922 à Deauville, il était considéré, à la naissance des patterns, comme Gr3 et ce jusqu’en 1979. Il est passé Gr2 en 1994. Son édition inaugurale se dispute sur la distance de 1.400m en ligne droite et son premier vainqueur n’est autre que la championne de Marcel Boussac Zariba (Sardanapale), laquelle confirmera dix jours plus tard dans le Prix Jacques Le Marois sur 1.600m. Sa distance, qui a été ramenée à 1.300m à partir de 1966, est plus proche du sprint que du mile, ce qui n’a pas empêché Flying Water (Habitat) en 1977 et Moonlight Cloud (Invincible Spirit) en 2013 de faire le doublé avec le Prix Jacques Le Marois.

 

Conserver son titre. Signs of Blessing (Invincible Spirit) est le tenant du titre d’une course. En 2016, Gold Fun (Le Vie dei Colori), le visiteur de Hong-Kong, s’était gravement accidenté. En cas de succès, Signs of Blessing rejoindrait Aziyade (Herbalist) qui avait gardé son titre en 1937, Nice Guy (Democratic) en 1967 et Boitron (Faraway Son) en 1980. Marchand d’Or (Marchand de Sable) et Moonlight Cloud ont remporté trois fois consécutivement cette épreuve, l’un de 2006 à 2008, l’autre de 2011 à 2013, tous les deux de 3 à 5 ans.

 

Trois provinciaux en lice. François Rohaut, l’entraîneur du tenant du titre, est le seul « provincial» à s’être imposé si l’on excepte Yves de Nicolay, le Deauvillais, vainqueur en 2003 avec Porlezza (Sicyos). L’Angevin Henri-Alex Pantall et le Montois Didier Guillemin tenteront d’inscrire, eux aussi, leur nom au palmarès.

 

Cette course qui résiste à André Fabre. Leur confrère André Fabre sera représenté par une pouliche appartenant à Godolphin. À ce jour, le maître cantilien a remporté tous les Grs1 français, à l’exception du Prix de l’Abbaye de Longchamp (comme beaucoup d’entraîneurs français) et du Prix Maurice de Gheest. Freddy Head ne présente aucun partant ce dimanche dans cette épreuve. Il figure six fois au palmarès, avec seulement deux chevaux : Marchand d’Or et Moonlight Cloud.

 

La réussite des O’Brien. Cette année, huit candidats à la victoire sont entraînés hors de nos frontières. Trois éditions depuis 1995 ont donné lieu à un quarté gagnant d’étrangers. Depuis la création, 23 vainqueurs provenaient de l’étranger, dont trois pensionnaires de Vincent O’Brien. L’Irlandais est l’entraîneur « autre que français » le plus représenté. Dix étrangers se sont imposés depuis 1995, dont un japonais en 1998 (Seeking the Pearl) et un irlandais en 2001, King Charlemagne (Nureyev), sous l’entraînement d’Aidan O’Brien. L’homme de Coolmore présente Caravaggio, fils du défunt Scat Daddy (père de deux vainqueurs du Prix Morny).

 

Les anglais. Les huit autres arrivaient d’Angleterre, dont Diktat (Warning) propriété de Godolphin, Regal Parade (Pivotal), entraîné par David Nicholls (décédé en juin dernier) et Muhaarar (Oasis Dream), sous la férule de Charles Hills. Ce dernier sera au départ dimanche avec Magical Memory (Zebedee). L’un des candidats du jour, Tupi (Tamayuz) est entraîné par Richard Hannon, le fils de Richard Senior, vainqueur en 2010 avec Bold Edge (Beveled).

 

Les pouliches. Rosa Imperial (Pivotal) sera la seule représentante du sexe dit faible. Depuis que la course a été labellisée Gr1, six pouliches se sont imposées. Son père, Pivotal, a déjà donné deux vainqueurs, Somnus en 2004 et Regal Parade en 2010. Outre sa fille Rosa Imperial, Pivotal sera représenté par son fils Brando.

 

Quelle réussite pour les femmes entraîneurs ? Parmi les candidats, deux prétendants sont entraînés par des femmes, Carina Fey (Zalamea) et Pia Brandt (Fas). Elles vont tenter de rejoindre la seule femme lauréate, Christiane Head, gagnante à trois reprises avec Blue Note (Habitat), Anabaa (Danzig) et Occupandiste (Kaldoun).

 

Une question d’âge ? Cinq 3ans seront au départ, l’âge de quatre vainqueurs depuis 1995 : King Charlemagne, Marchand d’Or, Moonlight Cloud (seule pouliche) et Muhaarar.

Deux 6ans se sont imposés, l’âge de Signs of Blessing. Le vainqueur le plus âgé avait 7ans en 1970 : Irish Minstrel (Will Somers). Entraîné en France, il était la propriété d’un Anglais, Lord Suffolk.

 

La July Cup, une préparatoire. Brando (Pivotal), Caravaggio et Intelligence Cross (War Front), candidats à la succession de Signs of Blessing, ont terminé tout près du duo de tête de la July Cup. Cette épreuve a déjà donné dix vainqueurs du Prix Maurice de Gheest, dont Moorestyle (Manacle), Anabaa et Marchand d’Or.

 

Une première pour les États-Unis ? Le 3ans américain Bound for Nowhere (The Factor, un fils de War Front) a terminé au pied du podium de la Commonwealth Cup de Caravaggio lors du meeting royal d’Ascot. Le protégé de Wesley Ward a débuté victorieusement en janvier dernier puis a confirmé, trois mois plus tard, dans une allowance à Keeneland. Le Gr1 d’Ascot n’était que sa troisième sortie. Jamais un poulain ayant si peu d’expérience n’a inscrit son nom au palmarès de cette épreuve.