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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE TOUR DES HARAS AOÛT 2017 - Charles Brière : « Ma priorité est d’acquérir un haras »

Institution / Ventes / 07.08.2017

LE TOUR DES HARAS AOÛT 2017 - Charles Brière : « Ma priorité est d’acquérir un haras »

 

Comme chaque année, les journalistes de JDG ont visité les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé, placé sous le signe du dix, en hommage au dixième anniversaire de Jour de Galop. Quatrième épisode : Charles Brière, de Fairway Consignment.

FAIRWAY CONSIGNMENT

Domaine des Bruyères

14140 Le Mesnil-Simon

Jour de Galop. – Qui est, selon vous, le plus grand champion des dix dernières années ?

Charles Brière. - Pour moi, la grande championne, c’est Trêve (Motivator) ! Une pouliche exceptionnelle. Nous ne sommes pas près de revoir en course un cheval de sa trempe.

 

 

 

Quel cheval issu de votre haras ou de votre consignation vous a le plus marqué au cours de ces dix dernières années ?

Ma consignation est encore très jeune, mais je pense quand même à Compainville (Rajsaman), que j’ai vendue 200.000 € en octobre à Arqana. Elle vient de gagner à La Teste en débutant, sous l’entraînement de Xavier Thomas-Demeaulte. C’est la sœur de Celtic Rock (Rock of Gibraltar), lauréate du Prix André Baboin (Gr3) et du Grand Prix de Marseille (L).

J’ai présenté deux chevaux il y a trois ans, six l’année dernière et onze cette année… Donc en principe, je devrais en présenter plus de vingt l’an prochain !

 

À quoi rêviez-vous quand vous aviez dix ans ?

Je rêvais déjà de travailler au contact des chevaux. Je n’étais pas vraiment attiré par l’école. Je montais en centre équestre et un jour, alors que des élèves et moi-même parlions avec un professeur, nous avons appris que si nous aimions nous lever tôt et travailler dur, les courses étaient faites pour nous ! Alors j’y suis allé. J’ai commencé par un stage au haras du Hoguenet et j’ai immédiatement apprécié.

Que faisiez-vous il y a dix ans, en 2007 ?

En 2007, je travaillais en Irlande. Un samedi après-midi [cette interview a été réalisée un samedi, ndlr], je devais être en train de boire une pinte de Guinness au McCarthys, à Fethard, avec mon ami Guillaume Garçon (rires) !

Comment vous voyez-vous évoluer, vous-même et/ou votre structure, dans dix ans ?

J’aimerais bien développer la partie élevage. Je prends déjà des juments mais je ne fais pas encore de poulinage. Bien sûr, je souhaite continuer à améliorer la qualité de la consignation. J’ai présenté deux chevaux il y a trois ans, six l’année dernière et onze cette année… Donc en principe, je devrais en présenter plus de vingt l’an prochain (rires) !

Ma priorité est d’acquérir un haras, mais ce n’est pas très facile de trouver : il faut un peu de patience.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer une qualité, parmi les dix listées ici : à l’écoute, calme, courageux, droit, enthousiaste, humble, infatigable, intelligent, original, sage… À votre avis, laquelle a-t-il choisi ?

Enthousiaste ! Il faut l’être. Cela ne se passe pas toujours comme on le souhaite et il faut garder le moral.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer un défaut, parmi les dix listés ici : autoritaire, bavard, distrait, entêté, impatient, moqueur, possessif, rancunier, secret, stressé… À votre avis, lequel a-t-il choisi ?

Entêté ! Cela me va bien. Je crois que mon entourage pense la même chose.

Qui est votre modèle dans le monde des courses ? 

Aidan O’Brien. Pour moi, c’est le maître. J’admire sa rigueur de travail et ses résultats. Il est très attentionné et généreux : c’est grâce à lui que j’ai pu faire mon stage aux États-Unis chez Peter O’Callaghan. Il veille sur son personnel et tient à ce que les conditions de travail à Ballydoyle soient parfaites.

Qui est votre modèle dans le monde tout court ?

Je ne citerais pas une personne en particulier ; je dirais plutôt : les gens qui s’investissent dans leur projet et qui vont au bout. J’aime ceux qui se donnent tous les moyens pour réussir.

Que vous apprend une victoire ? Et une défaite ?

La défaite signifie qu’il faut persister ! Elle n’est pas décourageante, au contraire. Il faut apprendre et continuer à travailler encore plus dur pour y arriver.

La victoire, c’est une récompense extraordinaire, mais il faut savoir en profiter et prendre le temps de l’apprécier. Quand on gagne, on a tendance à se projeter déjà dans la prochaine course.

 

Le coup de cœur de Charles Brière

L’homme de Fairway Consignment nous a présenté le lot 140 de la vente d’août. Ce yearling est une fille de Camelot, de la famille de Sistercharlie. Pour accéder à la vidéo : https://www.facebook.com/jourdegalop/videos/732611006910885/

 

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot       Sexe     Père                            Mère

9          M.       Galileo                        Kalla

68        F.         Toronado                    Shingueti

140      F.         Camelot                      Danish Delight

176      F.         Siyouni                       Indiana Wells

202      M.       Rajsaman                    Milanaise

265      M.       Le Havre                    Stylish

267      F.         Le Havre                    Sun Seeker

LES YEARLINGS DE LA v.2

Lot       Sexe     Père                            Mère

358      M.       Style Vendôme          Loin Devant

392      M.       Anodin                       Rebecca’s Filly

419      F.         Le Havre                    Talema

451      F.         Myboycharlie             Belle Esprit