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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

LE TOUR DES HARAS août 2017  Guillaume Garçon : « Je vois l’avenir radieux par rapport au contexte global des courses. »

Élevage / 13.08.2017

LE TOUR DES HARAS août 2017 Guillaume Garçon : « Je vois l’avenir radieux par rapport au contexte global des courses. »

LE TOUR DES HARAS août 2017

Guillaume Garçon : « Je vois l’avenir radieux par rapport au contexte global des courses. »

Comme chaque année, les journalistes de JDG ont visité les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé, placé sous le signe du dix, en hommage au dixième anniversaire de Jour de Galop. Onzième épisode : Guillaume Garçon, du haras de l’Hôtellerie.

Jour de Galop. – Qui est, selon vous, le plus grand champion des dix dernières années ?

Guillaume Garçon. – Ce n’est pas une question facile. Je ne suis pas très courses américaines, mais je vais choisir American Pharoah (Pioneerof the Nile). Il a été impressionnant à chacune de ses sorties, il a gagné la triple couronne et ce qu’il a fait tout au long de sa carrière, il y a bien longtemps que cela n’était pas arrivé. American Pharoah a été dans tous les magazines, chez nous il n’y a jamais eu cette ferveur.

Quel cheval issu de votre haras ou de votre consignment vous a le plus marqué au cours de ces dix dernières années ?

Je vais me répéter, mais ce sera Mubtaahij (Dubawi). Je ne peux pas passer à côté de lui. C’était notre première année de production, nous avions une quinzaine de juments et avons sorti tout de même trois gagnants de Groupe dont Mubtaahij. Il a gagné l’UAE Derby à Meydan, s’est classé deuxième de la Dubai World Cup. Aux États-Unis, il est deuxième de Gr1, quatrième des Belmont Stakes d’American Pharoah d’ailleurs.

À quoi rêviez-vous quand vous aviez dix ans ?

Je rêvais d’être footballeur. J’en ai fait toute ma jeunesse, j’ai même tenté quelques écoles. J’avais été pris dans le dernier stage de l’équipe de l’Orne. J’étais allé une semaine à Gacé où il y a un centre de formation. Quand j’ai commencé à travailler, j’arrivais encore un petit peu à pratiquer, mais pas à l’étranger. C’est vrai que cela me manque. Mais il faut le temps pour jouer, même pour le loisir, peut-être que je m’y remettrai un jour.

Que faisiez-vous il y a dix ans, en 2007 ?

Charles Brière a très bien répondu à cette question (rires). Il n’est pas loin de la vérité. Je pense que l’on avait comme projet de partir aux États-Unis pour faire les ventes et visiter le Platinum Plus.

Comment vous voyez-vous évoluer, vous-même et/ou votre structure, dans dix ans ?

Nos cinq premières années sont passées très vite. Nous en sommes déjà à 200 hectares, notre souhait n’est pas de s’agrandir, mais plutôt de continuer à améliorer la jumenterie. Je vois l’avenir radieux par rapport au contexte global des courses. Nous avons un système envié dans le monde entier, il suffit de voir le nombre d'étrangers qui élèvent en France. Mais il ne faut pas se reposer sur nos lauriers, nous savons que le problème vient du rejet des courses par un grand nombre de personnes et j'espère que les instances en place vont faire le nécessaire, ainsi que les nouveaux groupes de réflexion comme Génération Galop.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer une qualité, parmi les dix listées ici : à l’écoute, calme, courageux, droit, enthousiaste, humble, infatigable, intelligent, original, sage… À votre avis, laquelle a-t-il choisi?

Calme. Dans notre métier c’est important sinon on peut vite tourner vinaigre. Je fais les choses assez calmement et positivement.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer un défaut, parmi les dix listés ici : autoritaire, bavard, distrait, entêté, impatient, moqueur, possessif, rancunier, secret, stressé… À votre avis, lequel a-t-il choisi ?

Impatient. J’aime bien que les choses se fassent vite.

Qui est votre modèle dans le monde des courses ?

Mes parents. Ils m’ont donné goût à ce métier. Ils m’ont appris à être travailleur, je les ai toujours vus travailler sans se plaindre.

Qui est votre modèle dans le monde tout court ?

Pour rester sur mes qualités, je dirais Bob Marley. C’est quelqu’un de posé et de calme qui fait bien les choses. Je me rappelle d'une de ses citations avant un concert, qui avait lieu après un attentat : « Les gens qui tentent de rendre ce monde mauvais ne prennent jamais de congés, comment le pourrais-je ? »

Que vous apprend une victoire ?

Ce n’est pas compliqué, il faut en profiter à fond et sur le moment.

Que vous apprend une défaite ?

Comme beaucoup de gens le disent, il faut continuer à avancer pour d’autres victoires. Nous travaillons avec du vivant, tout peut arriver.

Le coup de cœur de Guillaume Garçon. L’homme de L’Hôtellerie nous a présenté le lot 41 de la vente d’août. Ce yearling est un frère de Mubtaahij par Siyouni. Pour accéder à la vidéo, cliquer ici.

https://www.facebook.com/jourdegalop/videos/733917443446908/

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot Sexe Père Mère

41 M. Siyouni Pennegale

122 F. Olympic Glory Blissful Beat

145 F. Siyouni Diyakalanie

177 M. Anodin Insan Mala

195 F. War Command Madhulika

220 M. Wootton Bassett Nova Luz

258 M. Sea the Moon Shemriyna

LES YEARLINGS DE LA v.2

Lot Sexe Père Mère

337 F. Evasive Into the Wild

385 M. Lethal Force Patanegra

387 M. Planteur Pianiste

405 F. Helmet Silver Face

430 F. Mayson World’s Heroine

441 M. Kheleyf Alma Thomas

445 M. Dabirsim Ante Portas

452 F. Anodin Belova

453 F. Siyouni Bermondsey Girl

463 M. Holy Roman Emperor Daidoo