LE TOUR DES HARAS AOÛT 2017 - Vincent Rimaud : « Élever un cheval comme Trêve, c’est la raison de vivre de tous les éleveurs. »

Élevage / 14.08.2017

LE TOUR DES HARAS AOÛT 2017 - Vincent Rimaud : « Élever un cheval comme Trêve, c’est la raison de vivre de tous les éleveurs. »

LE TOUR DES HARAS AOÛT 2017

Vincent Rimaud : « Élever un cheval comme Trêve, c’est la raison de vivre de tous les éleveurs. »

Comme chaque année, les journalistes de JDG ont visité les haras qui présenteront des yearlings en août chez Arqana. L’occasion d’un questionnaire un peu décalé, placé sous le signe du dix, en hommage au dixième anniversaire de Jour de Galop. Dans cet épisode, Vincent Rimaud, du haras du Quesnay, se prête au jeu.

Jour de Galop. – Qui est, selon vous, le plus grand champion des dix dernières années ?

Vincent Rimaud. - Après réflexion, j’ai décidé de dire Frankel (Galileo), car c’était un cheval exceptionnel. Mais je ne l’ai pas vu courir en France, ce qui me chagrine un peu. Pour cela, je rajouterais Goldikova (Anabaa) qui, elle, a osé sortir de ses frontières. Mais ma réponse reste Frankel.

Quel cheval issu de votre haras ou de votre consignment vous a le plus marqué au cours de ces dix dernières années ?

Évidemment, c’est Trêve (Motivator). Il n’y a pas autre chose à répondre. L’histoire n’avait pas trop bien commencé, car nous l’avions rachetée, mais elle a très bien fini. Et c’est ce qui fait les belles histoires. Élever un cheval comme Trêve, c’est la raison de vivre de tous les éleveurs.

À quoi rêviez-vous quand vous aviez dix ans ?

Probablement, vu ce que je faisais à l’époque, je voulais être champion de skateboard ou de planche à voile. Quand j’avais treize ou quatorze ans, j’étais sponsorisé par une entreprise à Angers. Avec des amis, nous faisions des exhibitions dans la ville. Il m’arrive encore d’en faire sur les Planches de Deauville de temps en temps.

Que faisiez-vous il y a dix ans, en 2007 ?

J’étais au haras du Quesnay et je faisais exactement le même travail qu’aujourd’hui. Je suis arrivé en 2001. Donc en 2007, je rêvais d’élever un gagnant d’Arc et le rêve s’est réalisé !

Comment vous voyez-vous évoluer, vous-même et/ou votre structure, dans dix ans ?

Personnellement, j’espère être là et en bonne santé. Très sincèrement, j’espère être toujours présent au haut niveau. Tout va très vite, et il peut se passer beaucoup de choses dans les années qui arrivent. Pour que cette structure perdure, il faut continuer à élever de bons chevaux, comme Trêve. Pour le haras, l’idéal serait de réussir un Trêve au masculin pour qu’il devienne un jour étalon ici. Nous avons besoin de rester au goût du jour avec les étalons et la jumenterie.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer une qualité, parmi les dix listées ici : à l’écoute, calme, courageux, droit, enthousiaste, humble, infatigable, intelligent, original, sage… À votre avis, laquelle a-t-il choisie ?

Je suis à l’écoute de mon personnel, pour faire en sorte que cela marche le mieux possible. L’enthousiasme est ressorti, parmi mon entourage, même si cela peut aussi être un défaut.

Nous avons demandé à un de vos proches de vous attribuer un défaut, parmi les dix listés ici : autoritaire, bavard, distrait, entêté, impatient, moqueur, possessif, rancunier, secret, stressé… À votre avis, lequel a-t-il choisi ?

Nous sommes tous stressés, ce n’est pas un défaut pour un directeur de haras (rires). Il semblerait que je sois impatient d’après certaines personnes de mon entourage. Je suis un peu moqueur. Mais jamais méchamment.

Qui est votre modèle dans le monde des courses ?

Je vais être franc, je n’ai pas de modèle. Mais, de manière décalée, je pense à Hubert Honoré. La première fois que j’ai préparé des yearlings en France, c’était pour lui. Il m’a appris à travailler et j’adore sa façon de communiquer. Son côté décalé dans ce milieu trop conventionnel fait du bien.

Qui est votre modèle dans le monde tout court ?

Je n’en ai pas et je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’en avoir. Nous avons de l’admiration pour un certain nombre de personnes, mais ce n’est pas pour cela que ce sont des modèles.

Que vous apprend une victoire ? Et une défaite ?

La victoire signifie que l’on ne se débrouille pas si mal. Avoir un lauréat montre que nous sommes sur le droit chemin. Quant à la défaite, elle nous apprend l’humilité.

Le coup de cœur de Vincent Rimaud.

L’homme du Quesnay nous a présenté le lot 32 de la vente d’août. Ce yearling est issu d’une sœur de Brametot, par Dabirsim. Pour accéder à la vidéo, cliquer ici.

https://www.facebook.com/jourdegalop/videos/732624816909504/

LES YEARLINGS DE LA VENTE D’AOÛT

Lot Sexe Père Mère

32 M. Dabirsim Miss Kruk

116 M. Siyouni Baino Rock

240 F. Intello Radiation

245 F. Motivator Rocaille

249 M. Intello Royalemixa

253 F. Wootton Bassett Saturnine

261 F. Motivator Smyrnes

274 M. Motivator Treasure

283 M. Le Havre Wedge Trust

312 M. Anodin DédicacE

331 M. Nathaniel Grenade

LES YEARLINGS DE LA v.2

Lot Sexe Père Mère

351 F. Muhtathir Lake Baino

369 M. Wootton Bassett Medical Kiss

427 F. Anodin Visualize

467 M. Anodin Decize