Télécharger l'édition du jour
Jour de Galop

JOUR DE GALOP

Nouvelle "Matinée au haras" organisée par la Fédération des éleveurs

Élevage / 15.09.2017

Nouvelle "Matinée au haras" organisée par la Fédération des éleveurs

Nouvelle "Matinée au haras" organisée par la Fédération des éleveurs

Le vendredi 15 septembre, la Fédération des éleveurs du Galop a organisé une nouvelle "Matinée au haras". Cette matinée s’est déroulée dans la Nièvre et a commencé avec la visite du haras de Thierry Cyprès à Montiny sur Canne. Les quarante poulinières du haras sont réparties sur cent quatre-vingts hectares. Cette visite a permis de mettre en lumière l’élevage des AQPS qui brillent aussi bien sur les hippodromes français qu’outre-Manche. Outre l’élevage, Thierry Cyprès s’occupe aussi de la préparation aux ventes et de débourrage.

La visite s’est poursuivie au haras de Cercy la Tour, un ancien haras national. Présidée par Jacques Cyprès, la Coop haras de Cercy accueille neuf étalons. Sept-cent-vingt juments y sont saillies par an. Cette Coop regroupe près de quatre cents membres.

Parmi les décideurs politiques présents à cette matinée au haras, il y avait deux députés En Marche dont Perrine Goulet, dont l’oncle et le frère sont éleveurs de chevaux trotteurs dans la région Bourgogne. En tant que membre de la commission des finances de l’Assemblée nationale, elle s’est dite plutôt confiante sur le dossier TVA dans la mesure où un rapport de l’eurodéputée Girling, adopté par la Commission européenne, avait validé le principe d’une TVA à taux réduit pour la filière. Patrice Perrot, député de la circonscription, a renouvelé son envie de participer à un groupe cheval à l’Assemblée nationale et son intention de défendre le monde du cheval au niveau national. Les élus locaux, et notamment le maire de Cercy, ont rappelé la belle renommée de l’élevage d’AQPS et du haras de Cercy à l’étranger, et se sont engagés à le défendre.

Discours de Loïc Malivet. Loïc Malivet, président de la Fédération des éleveurs a alerté les décideurs politiques sur la grande difficulté financière des sociétés-mères des courses, avec un déficit récurrent de 30 millions d’euros dû notamment à la baisse des enjeux depuis 2011, et l’ouverture des jeux en ligne, puis en 2013, une baisse générale de l’activité des courses consécutive au passage d’un taux de TVA de 5,5 % à 20 %. Il a réclamé un contrat gagnant-gagnant avec l’État, un retour à un taux réduit de TVA pour les activités hippiques, mais également une révision de la fiscalité du PMU afin de le rendre compétitif avec la Française des jeux. Cette réunion était également l’occasion de souligner l’action du RESPE, un réseau de surveillance des maladies équines, mis en place par la filière cheval, avec un réseau de vétérinaires sentinelles dans toute la France. Ce réseau a été créé, car les instituts de l’élevage ou autres organisations agricoles ne prenaient pas en charge l’espèce cheval et il n’est pas financé par l’État. Grâce au soutien du département du Calvados, lieu de son siège social, et à des ressources de la filière équine, le RESPE officie avec peu de moyens à la détection et à la limitation de la propagation d’épidémie, mais son action est nationale et il devrait être soutenu par tous les départements et régions de France, alors même que les étrangers envient ce système efficace.