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TRIBUNE LIBRE - Payer l’arrivée provisoire : là n’est pas le remède

Courses / 17.09.2017

TRIBUNE LIBRE - Payer l’arrivée provisoire : là n’est pas le remède

 

Par Claude Beniada

« Mon confère Mayeul Caire, que par ailleurs je connais et estime depuis des années, fait fausse route quand il suggère de payer l’arrivée provisoire sur les jeux simples pour améliorer le recyclage des sommes pariées.

D’abord le parallèle avec le trot n’a pas lieu d’être et la raison qu’il invoque du changement de règlement ne leur fera pas gagner de temps. Au trot, les commissaires ont, dans l’immense majorité des cas, à juger des problèmes d’allures et non de gênes éventuelles. Parfois des accrochages mais, Dieu merci, vu la qualité des drivers professionnels français, ils sont rares. Donc des problèmes d’allures. Le changement de règlement ne fera pas qu’il y aura éventuellement moins de problèmes d’allures et donc moins d’enquêtes. Que les commissaires aient à compter cinq ou sept foulées, où est la différence, il faut de toute façon compter. Donc pas de gain de temps, donc pas d’amélioration du recyclage à ce niveau.

Revenons au plat. Je peux, comme beaucoup d’autres personnes d’ailleurs, me prévaloir d’une certaine expérience des courses à l’étranger. Or force est de constater qu’il n’y a qu’en France que les enquêtes durent aussi longtemps. Je n’ai jamais vu, aux États-Unis, en Angleterre, en Irlande, au Japon, à Dubaï, à Hongkong, en Amérique du Sud, des enquêtes prendre autant de temps. Juger vite n’est pas synonyme de juger mal. Le nombre d’appels, très réduits dans ces pays, prouve bien que l’immense majorité des professionnels n’a pas à se plaindre et que les enquêtes sont jugées avec équité, que l’on se place du point de vue des professionnels ou de celui des parieurs.

Il me semble donc que les commissaires français doivent se mettre au diapason et être mieux formés à juger rapidement. Comment ? Je n’ai pas pour l’heure la réponse, mais il me semble bien que c’est avant tout dans le sens de la formation qu’il faut aller en priorité. Ou dans une sélection différente des personnes amenées à tenir ce rôle essentiel dans l’Institution. D’anciens professionnels rompus à tous les aspects des courses. Ce serait tout de même un comble que le PMU doive perdre de l’argent en payant deux arrivées parce que dans notre pays, on ne peut pas juger une enquête rapidement.

C’est un avis, il n’engage que moi. C’est ma façon de participer au débat. »