ASSISES DE LA FILIÈRE ÉQUINE #AFEquine - Innover et se diversifier pour l’avenir de la filière (2nde partie)

Autres informations / 20.10.2017

ASSISES DE LA FILIÈRE ÉQUINE #AFEquine - Innover et se diversifier pour l’avenir de la filière (2nde partie)

ASSISES DE LA FILIÈRE ÉQUINE #AFEquine

Innover et se diversifier pour l’avenir de la filière (2nde partie)

Mercredi 18 octobre, le Centre des congrès d’Angers accueillait la quatrième édition des Assises de la filière équine. Vingt-neuf professionnels répartis en trois tables rondes sont intervenus sur le thème « Aujourd’hui, c’est déjà demain : ils réinventent le monde du cheval ».

Nous vous présentons dans cette édition l’intervention de Nathan Horrocks, directeur d’Equine production, le témoignage d’Emmanuel Clayeux, coorganisateur du premier point to point français et celui de Cécile Madamet, présidente de l’association nationale Poneys au Galop.

 

Créateur de contenus. Directeur d’Equine production, une entreprise créée en 2012, Nathan Horrocks a expliqué sa manière de filmer les chevaux avec son œil d’ancien jockey d’obstacle : « Quand nous avons créé notre entreprise, nous voulions promouvoir la filière de manière différente. Nous avons cherché avant tout à être créatifs. Nous souhaitions engager davantage le public, le faire participer en produisant des images au plus près de l’action. Nous avons utilisé des techniques différentes et montré que notre sport est vraiment "cool" afin d’attirer un public le plus large possible. »

Equine production propose des images filmées au plus près des chevaux. Nathan Horrocks a expliqué qu’il avait été difficile au départ d’avoir la confiance des professionnels pour réaliser ses films. « Ils ont ensuite compris que ces images représenteraient un atout de promotion et de développement. Progressivement, nous avons gagné leur confiance et nous travaillons désormais  avec France Galop par exemple ou le Jockey Club anglais. Nous réalisons des films pour la France, l’Angleterre et l’Irlande, mais également pour le Melbourne Racing Club et aux États-Unis pour la Breeders’ Cup. Nous nous efforçons de montrer que notre sport est tout simplement incroyable. Nous utilisons des engins de travelling, des drones, des caméras embarquées. Nous travaillons en ce moment sur un système permettant de combiner une trentaine de caméras embarquées sur le casque de jockeys dans la même course. Ainsi, le spectateur pourrait par exemple choisir de voir la course en fonction d’une caméra, puis d’une autre... Imaginez le Grand National de Liverpool avec trente caméras à l’intérieur du peloton ! »

Pour voir leurs vidéos, cliquez ici

http://www.equine-productions.com/

 

Créateurs d’événements. Emmanuel Clayeux, entraîneur et coorganisateur du premier point to point français cet été, a témoigné : « Tout au long de cette journée, nous avons à plusieurs reprises évoqué le problème de cette jeunesse qui nous échappait. Lors du premier point to point français que nous avons organisé fin août, la moyenne d’âge des spectateurs était de seulement 30 ans ! L’événement a également connu beaucoup de succès grâce aux courses de poneys qui étaient organisées ce jour-là. Et cela prouve que nous avons les moyens d’attirer les jeunes. »

Cécile Madamet, présidente de l’Association nationale Poneys au Galop, a expliqué : « Cette année, la Fédération française d’équitation a reconnu les courses de poneys au galop comme la 34e discipline fédérale et, grâce à ce protocole d’accord signé avec France Galop, nous avons encadré et développé cette discipline à travers les centres équestres dans toute la France. Elles sont une alternative originale pour les enfants à la recherche d’action. C’est une discipline très complète où les enfants s’amusent beaucoup. »

Depuis le début de l’année, l’Association a mis en place plus d’une dizaine de stages dans les centres équestres à proximité des centres d’entraînement et des hippodromes. Cent dix cavaliers ont participé à une course de poneys et 34 courses ont été disputées à l’occasion de journées Premium. Au total, 28 hippodromes ont accueilli des courses de poneys depuis le début de l’année. « Les courses de poneys représentent un vecteur de vocation et un très bon moyen de former les jeunes. Aujourd’hui, la filière des courses est très demandeuse et tous les hippodromes souhaitent accueillir des courses de poneys. Olivier Delloye, le directeur général de France Galop, est d’ailleurs fan de cette discipline ! Mais au niveau des centres équestres, il y a parfois des questionnements, des doutes sur la manière dont leurs poneys pourraient s’adapter, si ce n’est pas trop risqué. Nous avons encore un important travail à faire sur ce point et nous allons donc développer avec l’Afasec des formations sur les courses pour les enseignants dans les centres équestres. »