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Jour de Galop

JOUR DE GALOP

La biosécurité au cœur des préoccupations lors des Équirencontres

Courses / 17.10.2017

La biosécurité au cœur des préoccupations lors des Équirencontres

Lundi soir, au sein de l’établissement des ventes Arqana, l’Avef (Association vétérinaire équine française) et la Fédération des éleveurs au galop, en partenariat avec Boehringer Ingelheim, organisaient la 4e édition des Équirencontres spécial galopeurs. Le thème choisi cette année était la biosécurité. Comment définir ce terme ? C’est la prévention des risques d’introduction et de circulation des agents pathogènes (parasites, bactéries, virus, champignons..), ainsi que leur propagation à d’autres écuries.

La ventilation, un élément essentiel. Sophie Paul, responsable de la gamme équine chez Boerhinger Ingelheim, a fait un exposé sur l’impact de la ventilation sur la biosécurité. Elle a rappelé les conséquences d’une mauvaise qualité de l’air sur l’appareil respiratoire du cheval (toux chroniques, hémorragies pulmonaires, asthme équin... et donc contre-performances). Les sources de contamination de l’air sont bien connues : fourrages et litière, poussières des copeaux, de l’alimentation, le cheval lui-même, les professionnels travaillant autour de lui, le personnel… Les facteurs influençant la propagation des pathogènes sont l’humidité de l’écurie, les techniques de nettoyage (balayage, passe du souffleur près des chevaux), l’hygiène générale de l’écurie, sa configuration, et enfin la ventilation qui résout ou non la problématique. Sophie Paul a insisté sur une bonne ventilation de l’écurie, par le haut, et le positionnement de l’écurie par rapport aux vents dominants (une configuration perpendiculaire est idéale). Elle a aussi rappelé que le conditionnement en petites bottes de la paille et du foin était préférable aux balles rondes, méthode qui favorise le développement des moisissures.

Attention à la qualité du fourrage. Éric Richard, vétérinaire président du Conseil scientifique et pédadogique de l’Avef, a quant à lui consacré sa présentation à l’impact de l’environnement sur les maladies respiratoires des chevaux. Il a expliqué que l’asthme équin (sous sa forme légère et modérée, que l’on retrouve chez les chevaux à l’entraînement et qui se manifeste couramment par de la toux et du jetage, et sa forme plus sévère qui concerne essentiellement les chevaux plus âgés) est un syndrome plurifactorielle. L’environnement, et notamment la concentration en particules de l’air, constitue l’un de ces facteurs. Plusieurs études ont montré que l’enrubanné diminue largement le nombre d’agents pathogènes dans l’air. Des méthodes simples, comme mouiller le foin (même quelques minutes seulement), permettent également d’abaisser le nombre de pathogènes. Il est aussi important de le distribuer par terre.

La science du bon sens. La conférence s’est terminée par une table ronde à laquelle se sont joints le docteur Paul-Marie Gadot et Camille Vercken, qui a lancé sa société Equiways, spécialisée dans la biosécurité des écuries. Elle propose des audits aux structures pour améliorer leur biosécurité et a rappelé que cette science était avant tout celle du bon sens. Paul-Marie Gadot a quant à lui évoqué la vaccination contre la rhinopneumonie, qui devrait devenir obligatoire pour les chevaux à l’entraînement (elle ne l’était qu’à l’élevage jusqu’à présent).