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Jour de Galop

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Gênes en course : le meilleur gardera plus souvent le bénéfice de ses efforts

Institution / Ventes / 03.10.2017

Gênes en course : le meilleur gardera plus souvent le bénéfice de ses efforts

Depuis quelques mois, la doctrine française (on rétrograde le gêneur quoi qu’il arrive) n’était plus appliquée systématiquement sur notre sol. De plus en plus souvent, l’influence anglo-saxonne (plus indulgente avec le cheval dominateur) se faisait sentir. Et de ce fait, d’une course à l’autre, les jugements perdaient parfois en harmonie.

Harmonisation internationale… avec une french touch ! Mardi, nous avons appris que le « Comité exécutif de la Fédération internationale des autorités hippiques [avait] adopté à l’unanimité le 3 octobre l’insertion de dispositions sur le jugement des gênes en course dans l’accord international sur l’élevage, les courses et les paris. » Puis le communiqué de la Fiah détaille l’évolution : « Au regard des dispositions internationales adoptées, la rétrogradation d’un concurrent n’interviendra que si ce concurrent empêche un adversaire de le devancer, non plus seulement s’il le prive d’une allocation ou d’une meilleure allocation. » Il nous apprend aussi que « le Conseil d’administration de France Galop a décidé de les ratifier. » La nouvelle manière de juger va donc officiellement être appliquée en France.

Pas "à l’anglaise" ; "à la hongkongaise". Voilà qui va dans le sens de l’évolution constatée de facto ces derniers mois jusque sur notre sol. Est-ce pour autant une doctrine à l’anglaise ? Non. Car la Fiah explique que « ces dispositions ont été rédigées dans le cadre d’une large concertation menée par la Fiah »… et que, « à la demande de la France, il est prévu, si la monte du jockey du concurrent responsable de la gêne est considérée comme dangereuse, que le concurrent incriminé pourra également être rétrogradé ou distancé ».

La France peut être satisfaite : sa doctrine va, certes, évoluer. Mais elle a sauvé l’essentiel. Alors comment définir la future doctrine ? Clairement, c’est une doctrine asiatique, voire hongkongaise.

Pas d’application avant la fin de l’année. Enfin, nous aurons appris aujourd’hui que « la mise en application de ces nouvelles règles en France nécessite une harmonisation des textes existants qui sera mise en œuvre d’ici la fin de l’année et au terme de laquelle sera précisée la date exacte de leur prise d’effet ».